Havas – A l’international

havas-logo-5CAMPAGNE PONCTUELLE
2018 – Havas – RATP Group

 

Challenge

Valoriser une entreprise à l’international, apparentée à son ancrage au territoire français
Produire des visuels parlants aux différentes cultures, sans reconnaître la ville en question

 

Solution

Ooshot a rassemblé une équipe de shooting internationale, en coordonnant la production, de la France au Texas

 

Résultat

3 affiches avec incrustation 3D
Promotion de l’entreprise à l’international
Une valorisation du territoire

 

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Quitoque – La flexibilité

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CAMPAGNES PERMANENTES & PONCTUELLES
2018 – Quitoque

Challenge

Produire 36 visuels dans un budget limité et une journée

Utilisation des images pour du print, posters et campagnes digitales

Solution

Notre IA propose un photographe, validation par un humain

Résultat

Challenge validé avec félicitations du client avec un nouveau briefing

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WNP – Consultation

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PRESTATIONS PONCTUELLES

2018 – WNP

Challenge

Placement ponctuel de motion designers dans l’équipe de création

Solution

Notre IA propose un photographe, validation par un humain


Résultat

L’agence choisit son freelancer selon le besoin créatif tout en ayant les avantages d’une équipe stable en interne

 

Discussion: Can the art world appropriate photographic commissions as art pieces?

COSMECIL

© Man Ray Trust / ADAGP, Paris 2018

Can the art world appropriate photographic commissions as art pieces?

“Madame, pleurez au cinéma, pleurez au théâtre, riez aux larmes, sans crainte pour vos beaux yeux…”

This tagline probably doesn’t ring a bell, but the photo attached, « Glass Tears », is a masterpiece of Man Ray (1933). We wouldn’t have been able to enjoy this prestigious artwork without the commission of a mascara brand.

It thus seems legitimate to explore the fuzzy borders between art and commercial works. Can the advertising market borrow art standards or does the commissioned artist remains limited to commercial, advertising selling standards? Can both industries create unique iconic artworks? What is the role of a commissioner?

Following Ooshot’s reflexion, Paris Photo proposed to lead a discussion on this topic at the Paris Photo 2018 edition.

The discussion was led by Christoph Wiesner, Art Director of Paris Photo with following guests: Thierry Maillet, co-founder and Managing Director of Ooshot, Florian Ebner, Chief Curator of The Centre Pompidou, Oliviero Toscani, photographer and David Furst, International Picture Editor at the New York Times.

You can view the video here which shows the vast terrain yet to be explored.

SEE THE VIDEO

Trio

Thierry Maillet

Conversation : Le monde de l’art peut-il s’approprier les oeuvres commandées par les marques ?

COSMECIL

© Man Ray Trust / ADAGP, Paris 2018

Le monde de l’art peut-il s’approprier les oeuvres commandées par les marques ?

Madame, pleurez au cinéma, pleurez au théâtre, riez aux larmes, sans crainte pour vos beaux yeux…

Cette phrase publicitaire ne vous dit probablement rien mais l’image qui l’accompagne, les larmes, est une oeuvre magistrale de Man Ray (1933) qui n’aurait pas vu le jour si une marque de mascara n’avait pas commandité cette photo.

Partant de cette réflexion, il est légitime de se poser la question de la frontière entre art et commercial lorsqu’il s’agit de commandes photographiques. La publicité peut-elle s’approprier les codes de l’art ou bien l’artiste doit-il se contraindre au cadre publicitaire ? De la fusion de ces deux éléments, peut-il naître des œuvres aussi iconiques qu’uniques ?

Paris Photo, lors de sa dernière édition, a décidé de soutenir cette réflexion, depuis longtemps au cœur des préoccupations d’Ooshot, à travers une conversation tenue par Christoph Wiesner, le directeur artistique de Paris Photo.

Thierry Maillet, co-fondateur et directeur général d’Ooshot, Florian Ebner, conservateur en chef du Centre Pompidou, Oliviero Toscani, photographe célèbre pour ses œuvres engagées et David Furst, International Picture Editor au New York Times, ont ainsi débattu avec ardeur sur ce sujet riche et encore méconnu.

Nous vous laissons découvrir la vidéo de la conversation qui démontre que le sujet est vaste et ne demande qu’à être approfondi.

VOIR LA CONVERSATION

Trio

Thierry Maillet

Ooshot acquiert Portrait 2.0

Ooshot acquiert Portrait 2.0 et devient leader de la photographie Corporate

 Ooshot, première marketplace dédiée à la création de contenus visuels, annonce aujourd’hui le rachat de Portrait 2.0, pionnier et leader de la photo Corporate en France. Cette acquisition marque l’émergence d’un leader en France et à l’international.

Une acquisition fondée sur un ADN commun : la qualité

Thierry Maillet, co-fondateur et directeur général de Ooshot explique :
« Notre credo chez Ooshot c’est la qualité, la qualité, la qualité. Pour les entreprises, construire une identité visuelle hautement qualitative est désormais primordial. C’est pourquoi nous mettons quotidiennement en œuvre tous les moyens pour les y aider. Le rachat de Portrait 2.0 nous permet de renforcer notre service et notre accompagnement des plus grands groupes tout engardant notre niveau d’exigence sur la qualité. »
Fondateur de Portrait 2.0, Alexis Caradet, prend la direction du pôle Corporate de Ooshot et confirme :
« Je suis fier que Portrait 2.0 contribue à l’émergence de la société leader pour la production des meilleures photos Corporate. Les clients de Portrait 2.0 ont souvent exprimé le souhait de bénéficier de la meilleure qualité tant en France qu’à l’étranger, ce que nous pour- rons leur offrir avec Ooshot. Je me réjouis de leur faire bénéficier du meilleur service tout en conservant ce qui a fait la force de Portrait 2.0, la proximité et une haute qualité de service et de dévouement ».
En trois ans, Portrait 2 .0 a réalisé 10 000 portraits Corporate et a doublé son chiffre chaque année auprès de 500 clients, de la start-up au grand groupe, parmi lesquels Kering, Areva, LaPoste, SFR, Deloitte…
Grâce à la forte présence de Ooshot à l’international, déployer la marque Portrait 2.0 Ooshot a tissé un solide maillage international, avec plus de 5000 prestataires photographes, vidéastes et motion designers référencés dans 47 pays, et offre l’opportunité stratégique unique d’étendre la marque Portrait 2.0 à l’étranger.
Les entreprises seront les premières bénéficiaires de ce rayonnement international puisque, un peu partout dans le monde, elles auront désormais accès à de nouveaux photographes et de nouveaux studios respectueux des plus hauts standards de qualité.
« Grâce à Ooshot, c’est une nouvelle aventure passionnante qui s’ouvre, avec des horizons plus grands. Nous avons hâte de faire profiter à plus grande échelle du savoir-faire de lamarque Portrait 2.0 et de progressivement passer d’une forte assise nationale à une assise internationale. »
commente Alexis Caradet.
Pour Thierry Maillet,
« ce rachat permet en effet d’offrir aux plus grands groupes la cohérence internationale qu’ils demandaient ».
Une réponse à la forte croissance du marché de la photographie corporate. Le marché de la photographie Corporate promet de belles perspectives de croissance. D’un côté, 16 millions de français détiennent un compte LinkedIn, soit 50% des actifs français.De l’autre, le marché de l’emploi est confronté à de réelles difficultés de recrutement avec, selon la BPI, 1 PME sur 2 qui connaît des difficultés pour intégrer de nouveaux collaborateurs. Dans ce contexte, les entreprises doivent accroître leur attractivité et celle-ci passe obligatoirement par la meilleure mise en images de leur leadership et de leurs talents. Des standards de qualité élevés combinés à une marketplace élaborée, vrai avantage concurrentiel différenciant, offrent à Ooshot une avance primordiale sur ses principaux concurrents.
A propos de Ooshot
En 2014, Valérie Hersleven lance Ooshot, la première plateforme dédiée à la création decontenus visuels. Ancienne dirigeante d’une agence de photographes à Bruxelles, Londres, puis Paris, Ooshot est pour elle la solution qui permet de se faire rencontrer l’art et laphotographie commerciale. Valérie est rejointe en 2015 par Thierry Maillet, puis en 2016 parThierry Van Biesen. Aujourd’hui, Ooshot est présent dans 47 pays grâce à plus de 5 000 prestataires photographes, vidéastes et motion designers.www.ooshot.com
A propos de Portrait 2.0
En 2013, constatant qu’il lui manque une photo de profil professionnelle, Alexis Caradet lance Portrait 2.0: un service de photo professionnelle qui permet aux particuliers et auxprofessionnels d’améliorer leur identité numérique grâce à un portrait qui leur ressemble. En forte croissance depuis sa création, la start-up s’est imposée comme la référence du portrait corporate en France avec plus de 500 entreprises clientes et quelques 10 000 portraits.www.portrait2point0.com
Contact presse : Alexis Caradet, Head of Corporate – alexis.caradet@ooshot.com
https://portrait2point0.com/ooshot-acquiert-portrait-2-0/

Qu’est ce que la blockchain ?

Adrien Acquistapace est Responsable Data chez Ooshot. Après ses études en statistiques à HEC Paris, Adrien se passionne pour adapter la data à l’univers de la création. Son premier article présente la Blockchain et ses enjeux.

Certains disent que c’est la nouvelle révolution technologique après l’avènement d’internet[1]. La Blockchain est un système de sécurisation, de certification et de stockage de données qui ne requiert pas d’organisme centralisateur de contrôle pour son bon fonctionnement. Les types d’application de ce nouveau système sont nombreuses : pour les banques et assurances en premier lieu, mais également pour des secteurs plus divers comme l’immobilier ou la musique.

Qu’est-ce que la Blockchain ?

Aujourd’hui, lorsque l’on veut échanger, transférer de la monnaie ou de la valeur, nous faisons appel à un tiers de confiance : banques, assurances entre autres. Lors de ces transactions, un certain pourcentage, plus ou moins grand de la valeur est capté par cette entité centralisatrice, en raison du service qu’elle produit. Puis en 2008 arrive la monnaie virtuelle du Bitcoin. C’est le premier actif qui va pouvoir être échangé non plus par l’intermédiaire d’une banque, mais directement d’un individu à un autre. Quel que soit l’émetteur et le récepteur, la relation est réalisée de pair à pair.

Comment est-elle construite ?

Une Blockchain peut être comparée à un cahier numérique, où chaque échange de chaque individu à un autre est inscrit. Historiquement un commerçant avait pour habitude de tenir un carnet sur lequel il note les relations qu’il a eu avec ses fournisseurs et ses clients. Il va cette fois numériquement partager ce carnet avec chacun de ses pairs, qui vont faire de même. Page après page, ce cahier est alors en perpétuelle écriture, et constitue une base de données compilant les actions de chaque individu entre eux.

Quel est le fonctionnement de la Blockchain ?

La Blockchain est résiliente, traçable et intègre. La “révolution Blockchain” réside dans le fait que ces informations ne sont plus seulement gardées privées, mais distribuées et partagées par l’ensemble des membres d’un réseau. Chaque individu prenant part à cette communauté est garant de ce protocole Blockchain et garde une trace de l’information produite, permettant de vérifier à tout moment sa véracité et son exactitude. Fonctionnant alors de manière autonome, une Blockchain se trouve immuable.

De la même manière qu’un cahier papier, les informations et transactions réalisées sur un certain laps de temps seront inscrites sur une page, un “bloc” dans le cadre d’une Blockchain. Chaque bloc a vocation à commencer puis se terminer en fonction d’un certain nombre de règles (dans le cas du Bitcoin, chaque bloc dure dix minutes). Une fois les critères atteints, la page est tournée, et l’on passe à un bloc suivant. Tous les blocs démarrent par une “clé de hash”, une empreinte issue de l’ensemble des informations produites dans le bloc précédent. Chaque fois qu’une modification est apportée à une des transactions, la clé de hash du bloc suivant en est modifiée.

Quels sont les enjeux et implications de la Blockchain ?

En certifiant l’intégrité de la donnée, la Blockchain va principalement permettre de réinventer les rapports de confiance dans le partage de l’information. Il y a en particulier trois grands types d’enjeu à cette nouvelle technologie.

Des enjeux d’abord transactionnels. Lors d’un échange de valeur, une personne va pouvoir effectuer cette transaction de manière très rapide (10 minutes dans le cas du Bitcoin, quelques microsecondes pour d’autres Blockchain). La transaction par protocole Blockchain est aussi moins chère, limitant les commissions captées par une entité opérant la transaction. Émancipée de la présence des banques, la Blockchain est dotée d’un potentiel énorme pour les pays en voie de développement lorsque l’on sait que plus de la moitié de la planète n’est pas doté d’un compte bancaire. Ces raisons font de la Blockchain un moyen de paiement plus souple, offrant une meilleure liberté aux utilisateurs.

La certification de documents est également un enjeu important pour la Blockchain. Falsifications et autres fraudes sont aujourd’hui régulièrement recensées par les instances publiques. Dès lors que l’information est entrée correctement en amont, le caractère infalsifiable et immuable de la Blockchain permet de certifier des éléments très variés : le pourcentage de coton présent dans les t-shirts de telle usine textile, l’absence de travail infantile dans un société… etc. La traçabilité qui est permise par la Blockchain peut alors se révéler un outil marketing pour restaurer la confiance entre les entreprises et les citoyens.

Enfin, le smart-contract est peut-être le plus important des emplois de la Blockchain. Par un protocole informatique, un contrat peut être automatisé, et donc ne plus être garanti ni par un tiers, ni exécuté par une intervention humaine. Ce protocole est construit un peu à la manière des “if, then” d’un programme informatique : si ma maison prend feu, alors je touche une certaine somme liée à mon contrat d’assurance. Le smart-contract permet une résolution automatique du versement des primes, sans que l’assuré ne pâtisse des barrières que constituent les démarches administratives.

Quelles sont les perspectives de la Blockchain ?

La Blockchain est encore aujourd’hui une technologie en devenir, et qui tend à gagner de la voix. La maturation de celle-ci est son plus grand défi, et cela passe notamment par trois éléments.

Il s’agit dans un premier temps de faire comprendre la Blockchain et de permettre à chaque individu de saisir l’intérêt qu’elle présente. Les régulateurs et organismes de centralisation ont très rapidement intégré en quoi la Blockchain peut changer la donne, et peuvent se sentir menacés par cette dernière. C’est la raison pour laquelle ils sont encore aujourd’hui les premiers commanditaires de projets en la matière. Malheureusement chez les citoyens, la Blockchain reste encore assez peu connue et est vue comme inaccessible ou trop complexe par beaucoup. Pourtant la demande d’emploi en la matière est déjà aujourd’hui très forte. Il s’agit assez probablement d’un secteur d’avenir en termes de carrière.

Établir un cadre législatif et juridique favorable est également un point clef pour permettre à un écosystème économique de se développer autour de la Blockchain. Les sujets sont très variés : il peut s’agir de la possession et de l’échange de la cryptomonnaie, de l’imposition de ces échanges ou des bénéfices réalisés, ou du traitement juridique de la preuve apportée par un protocole Blockchain. Cette nouvelle technologie demande au législateur d’appréhender des éléments profondément nouveaux et de s’y adapter. Les cryptomonnaies constituent par exemple une nouvelle classe d’actifs à elles seules.

La Blockchain devra enfin répondre à des enjeux techniques. Un besoin en développeurs Blockchain sera de plus en plus présent sur le marché du travail. Ces développeurs vont devoir innover pour résoudre les problématiques contextuelles liés à chaque cas d’usage. Si la Blockchain fonctionne très bien pour des services dématérialisés et des biens numériques, les difficultés apparaissent dès lors que l’on parle de certifier des biens physiques. Pour s’adapter à ce besoin, il s’agira notamment de lier la Blockchain à l’économie réelle, problématique à laquelle l’IoT commence à apporter des éléments de réponse.

Adrien Acquistapace

[1] http://www.mbadmb.com/2017/12/27/combes-amelie-blockchain/

Comment mieux rémunérer ses prestataires créatifs ?

Chers tous,

Le 30 juin un des chroniqueurs français les plus en vue de la photographie en France, Michel Guerrin, interpellait l’écosystème en invoquant la sous-rémunération des photographes durant les Festivals de l’été et notamment le plus important, les Rencontres de la photographie à Arles. Comme la France en a le secret, une nouvelle polémique était lancée sur la rémunération des photographes. Une lettre ouverte signée par de prestigieux photographes et leurs agences et publiée dans Libération s’émouvait aussi de cette situation à laquelle la Ministre répondait depuis Arles en demandant une rémunération systématique des photographes dont les œuvres sont accrochées dans les Festivals et une rémunération plus rapide des photographes de presse. Cette polémique résonnait aussi avec le report du projet de loi sur la protection du droit d’auteur devant le Parlement européen au début du mois dont pourtant certains se félicitaient.

  1. Dans ce contexte particulièrement polémique quelques constats communs et agréés par tous ressortent :La forte croissance des professions créatives sous statut de freelance exige l’adaptation des entreprises donneurs d’ordre : une étude estime que 50% de la population travaillera sous ce statut en 2030 aux Etats-Unis.
  2. Le problème n’est donc absolument pas le marché car les débouchés sont amenés à croître de manière exponentielle et notamment dans la photo mais bien de trouver la juste rémunération et un traitement équitable des freelances dont les photographes. Des marques ont par exemple multiplié par trois leur nombre de visuels en trois ans pour satisfaire à la demande combinée du e-commerce et d’Instagram.
  3. La réponse réside donc dans la combinaison de deux leviers : une direction politique suggérée par l’Administration d’une rémunération responsable des artistes et « en même temps » une ambition technologique en proposant des moyens de rémunération innovants pour permettre aux photographes de vendre beaucoup plus facilement leurs œuvres (à quand un QR code sur les cartels dans les festivals ou les journaux en ligne pour acheter directement la photographie par exemple ?)
  4. La juste rémunération que pourrait suggérer l’Administration est nécessaire pour protéger les photographes des possibles excès du modèle des plateformes tels que ceux vécus actuellement en France par les coursiers des plateformes alimentaires.
  5. En parallèle les grandes entreprises militent aussi pour l’adoption d’un « Fair Price » afin de ne pas se voir reprocher des comportements contraires à leur engagement d’une politique responsable d’un point de vue social et environnemental (RSE). Or, l’achat en connaissance de cause de prestations à des prix ouvertement trop bas ou en dehors du marché peut aussi poser un problème aux donneurs d’ordre lorsqu’ils traitent avec des freelances comme cela a été le cas lorsqu’ils se fournissent dans des pays lointains où le respect des règles fondamentales n’est pas toujours avéré. Or une récente étude d’Unilever a montré qu’un tiers des consommateurs était sensible à cette question du respect de la RSE qui va aussi dans les années à venir concerner les Freelances.

Ecrit à Paris avec bonheur ce 17 juillet.

Ma lettre hebdomadaire sur la photo – Thierry Maillet

Le 19 juin j’ai été invité à notre deuxième conférence annuelle auprès des étudiants du Master de l’IFM sur l’enjeu de la photo pour la mode dans le e-commerce avec l’avocate Véronique Dahan et le co-fondateur de DiatlyMartin Gentil. Selon Martin, le succès des marketplaces ne se dément pas avec une croissance annuelle de 30% contre 10% pour le seul e-commerce qui atteint en Europe les 700 milliards d’euros. Et la France est le premier pays européen pour les marketplaces où des plateformes nationales comme La Redoute arrivent à mieux faire que l’ogre Amazon.

Dans une interview donnée au cabinet Roland Berger pour sa deuxième publication annuelle sur les marketplaces réalisée pour le compte de Mirakl (à télécharger gratuitement ici) je revenais déjà sur l’influence de ce nouveau mode de distribution particulièrement performant. Néanmoins il ne saurait remplacer le e-commerce qui suscite le désir et l’achat d’impulsion comme insiste le fondateur de vente-privée.com dans un entretien aux Echos.

Véronique et Martin ont convenu que la photo reste un élément moteur dans le succès des marques vendues en ligne. A tel point que Zalando refuserait 4 marques sur cinq pour photos inadéquates : ce n’est pas surprenant pour un site qui a été parmi les premiers à lancer la fonctionnalité de recherche par l’image sur mobile.

Le rôle toujours croissant de l’image pour le e-commerce se retrouve aussi dans la volonté de Pinterest de s’ouvrir à la publicité. Le 6 juin dernier j’étais avec Adrien Boyer, leur DG pour la France/Europe du Sud/Benelux (lire ici) qui présentait l’évolution de ce réseau aux déjà 200 millions de membres. Adrien insistait sur l’importance pour les marques et leurs partenaires dans leur écosystème d’apprendre à gérer leur relation avec les leaders d’influence, leurs distributeurs comme leur immersion dans les tendances du moment. En écoutant Adrien on pouvait avoir l’impression que Pinterest devenait le réseau BtoB par rapport à Instagram qui serait clairement BtoC. Au-delà, Pinterest pourrait peut-être émerger comme un réseau sans fake news ou fake influenceurs, en tout cas pour le moment J. Or le fake influenceur semble bien présent sur Instagram comme le rapporte l’ADN dans cette interview qui doit obliger tous les utilisateurs des réseaux sociaux : Instagrameurs : comment détecter les fake influenceurs ? . Cet article vient après l’enquête du NY Timesen janvier qui révélait le modèle économique des « fake followers » et le business généré tant chez les vendeurs de « fake accounts » que parmi les agences de réseaux sociaux qui commercialisent les « influenceurs » les plus intéressants pour les marques. (A titre complémentaire à lire le débat sur la Loi française sur les fake news et ses contradicteurs).

Cette évolution si risquée pour Instagram et Facebook a déjà incité les premiers annonceurs mondiaux à rebasculer vers les médias traditionnels une part de leur budget média : P&G ou Unilever qui annonce ne plus vouloir travailler avec les influenceurs achetant des « followers ».

Cette interpellation est aussi allée droit au cœur de Facebook qui travaille à éradiquer les fake photo. Les réseaux sociaux seront peut-être amenés à quitter leur rôle bien confortable d’hébergeur, rôle qui pouvait les dédouaner de toute responsabilité, pour endosser le rôle plus contraignant d’éditeur mais finalement peut-être plus pérenne. Dans ce cas l’émergence d’outils de mesure respectés et respectables deviendra un enjeu majeur de respectabilité pour les réeaux sociaux auprès des annonceurs comme l’est dans la presse l’association qui porte si bien son nom : « L’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias ». Les attaques (y compris judiciaires) qui visent actuellement Facebook pourraient donc aider Pinterest à se positionner comme un réseau pour les marques, et surtout pour leurs fournisseurs qui inclueraient alors aussi des particuliers, soit un réseau social peut-être moins Top-Down et moins élitiste qu’Instagram.

La semaine prochaine je vous parlerai de ce que j’ai vu et entendu aux Rencontres de la photographie à Arles et ce qu’il se dit de l’autre côté du miroir : ce que propose le Gouvernement pour améliorer le marché et que pensent les photographes de ce nouveau monde dans lequel ils ont un formidable rôle à jouer, … à condition d’en adopter les codes.

Ecrit à Paris ce 6 juillet, chaudement.

NB : pour les personnes intéressées par les nouvelles formes d’industrialisation de l’image dans la mode je vous signale mon intervention ce lundi 9 juillet lors d’une conférence au Salon de la Lingerie à Paris. Je reviendrai sur ces conclusions la semaine prochaine.

Ma semaine en images – Thierry Maillet

Depuis bientôt deux ans je me suis immergé au cœur d’une des plus formidables évolutions de l’Internet : sa mise en images. L’image est le premier moteur de la croissance du e-commerce (au XX° siècle c’était no parking, no sales) aujourd’hui c’est « no images, no sales ».

Amazon annonce 5% de ventes additionnelles par photo supplémentaire et une grande marque de cosmétique a multiplié par trois son contenu visuel en trois ans [1]. Encore plus marquant : selon une étude menée auprès de 2600 e-marchands dans le monde, « les sites e-commerce analysés constatent une augmentation de 111 % de leur taux de conversion et de 180 % de leur chiffre d’affaires par visiteur lorsque les acheteurs interagissent avec des photos et vidéos issues des réseaux sociaux » [2].

A la fin du mois de mai j’ai eu la chance d’être invité à Vivatech avec Ooshot au titre de « Accelerate Business Partners »[3]. J’y ai pu me rendre compte des nouvelles utilisations de la photo en essayant de les classifier en deux catégories qui toutes deux portent l’image vers de nouvelles applications. 1/ La photographie-augmentée présentée sur le stand de LVMH avec les hologrammes qui vont permettre de projeter l’image en dehors du support traditionnel, hier le papier, aujourd’hui l’écran.

2/ La seconde catégorie relève de l’image étendue : c’est la photographie-data ou la reconnaissance par l’image. La première modalité associe de très fortes puissances de calcul (MicrosoftGoogle avec Google Lens qui arrive en France). Le second type de photographie-data établit des liens avec des outils d’identification comme le code barre pour faire de la photo un élément constitutif du produit comme chez GS1 France, l’organisme actif de la normalisation des méthodes de codage utilisées dans la chaîne logistique.

A l’automne 2017 les animatrices du Master of Fashion & Technology sous l’ombrelle de la chaire LectraValérie Moatti et Céline Abecassis-Moedas m’avaient demandé de développer une nouvelle thématique pour leurs étudiants. J’avais alors été frappé par la faiblesse des comptes Instagram d’Amazon, pourtant le premier E-Commerçant au monde. Leurs étudiants ont réalisé une analyse complète qui a donné lieu à un article dans The Conversation puis à une conférence organisée à l’ESCP le 6 juin (la vidéo ici). Cette analyse a montré que les marques, de luxe les mieux installées Chanel et Dior, ou de sportswear Nike et Adidas, avaient beaucoup mieux investi et utilisé Instagram que les distributeurs. Ainsi, le compte Instagram d’Amazon Fashion ne compte que 256.000 abonnés contre 28 millions pour Chanel ou 19,9 millions pour Dior. Or, comme le rapportait ce 20 juin Ilan Benhaim (co-founder de Vente Privée) à la conférence E-Commerce de la FEVAD, Amazon souhaiterait atteindre les 25% de parts de marché de la mode vendue on line en 2025.

Dès lors, une confrontation croissante semble se mettre en place entre deux nouvelles formes de distribution : Instagram vs. les sites de e-commerce dont les marketplaces (les chiffres sont disponibles sur ce très complet blog sur le E-Commerce). Ainsi les marques vont chercher à moins dépendre des sites de e-commerce en augmentant leur présence sur Instagram. Simultanément, les E-Commerçants recherchent de nouvelles solutions pour ne pas laisser Instagram accaparer une part toujours croissante des achats peut-être à travers la « Smart Photo » afin de faciliter au maximum le processus d’achat.

La photo est ainsi au cœur de ce combat entre Instagram et les sites de e-commerce, entre créativité et simplification pour capter le maximum de consommateurs.