Havas – A l’international

havas-logo-5CAMPAGNE PONCTUELLE
2018 – Havas – RATP Group

 

Challenge

Valoriser une entreprise à l’international, apparentée à son ancrage au territoire français
Produire des visuels parlants aux différentes cultures, sans reconnaître la ville en question

 

Solution

Ooshot a rassemblé une équipe de shooting internationale, en coordonnant la production, de la France au Texas

 

Résultat

3 affiches avec incrustation 3D
Promotion de l’entreprise à l’international
Une valorisation du territoire

 

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Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 3

Capture d’écran 2014-12-03 à 15.01.11© Loli Maeght 

Hadopi: Comment est prévu le développement stratégique et marketing de Ooshot ?

Thierry Maillet : Une phrase dit que « un événement n’a jamais existé tant qu’il n’apparait pas en ligne ». C’est vrai que nous attachons beaucoup d’importance à cela. Notre développement est prévu en France et à l’étranger, notamment Outre-Atlantique.

Valérie Hersleven : On a une collaboration assez importante aux Etats-Unis que nous espérons annoncer mi-décembre. C’est important de voir que dans une start-up digitale, il y a une vraie évolution du beta avant de passer à la version finale.

Enfin, dans une autre interview, on vous avait demandé « quelle est la personnalité que vous admirez le plus » et vous avez répondu « toute personne qui sort de sa zone de confort ». Comment en sortir pour vous ?

Valérie Hersleven : (rires) En vendant mon agence qui marchait très bien ! En quittant Bruxelles, en allant vivre à Londres, à Paris. Chaque fois qu’on est bien assis au chaud, on se lève et on va sur une chaise un peu plus dure !

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Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 2

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Hadopi: Vous proposez tous types de photos sur Ooshot ?

Valérie Hersleven : Oui. Il y a 25 catégories, de portrait à événement, en passant par la nature morte, le culinaire ou le sport. Le site est en béta actuellement, il sera vraiment public d’ici la fin de l’année. L’idée est que le client arrive sur le site, utilise le moteur de recherche par rapport à son besoin, le lieu – nous avons 37 pays à ce jour – et une date. Il y a ensuite une proposition d’une liste de photographes, avec des prix ou non, selon qu’il ait rempli cette partie du formulaire.  

 

Comment a été effectué le choix des photographes ? Comment définir un photographe professionnel ?

Valérie Hersleven : Aujourd’hui, je m’occupe de la sélection, mais ça n’a pas vocation à durer. On a plein d’idées : la cooptation, la communauté. On est au stade de démarrage sur ce sujet. Qu’est ce qui détermine un photographe pro ? Je crois que c’est d’avoir été quinze ans agent et en deux secondes, je peux voir sur un site, un travail, une présentation si c’est un photographe qui peut répondre à un cahier des charges. Le sujet n’est pas tant le goût. Je peux ne pas aimer, le client également, mais c’est vraiment se dire que demain, si un client vient sur Ooshot, il ne se retrouve pas avec un photographe qui lui dise « ah je ne travaille qu’en lumière naturelle, ça je ne peux pas reproduire ». Nous voulons des photographes qui sachent où trouver les gens, avec qui travailler, repérer les lieux, répondre à une demande d’un client. Instagram nous fait énormément de bien, car beaucoup d’entrepreneurs, de PDG comprennent que prendre son téléphone et faire une photo de quelque chose que l’on voit c’est une chose, reproduire une mise en scène, c’est autre chose.

Qui sont aujourd’hui  vos clients ?

Valérie Hersleven : Nos clients, en général, sont ces nouveaux entrepreneurs, startupers qui ont entre 300 et 10 000 € de budget pour leur communication et qui ont besoin de photos pour leur site.

Thierry Maillet : Le picture marketing est un élément important à prendre en compte. 67% des acheteurs sur internet se fient à l’image plutôt qu’au commentaire quand ils achètent un produit en ligne. L’image a vraiment un rôle très important. Je pense même qu’on peut lui faire jouer un rôle de plus en plus important. Ooshot a également une offre dédiée pour aider les entreprises, lorsqu’ils organisent des événements, pour véritablement transformer leur événement en un actif digital. C’est-à-dire que l’événement existe en ligne et magnifie ce qui s’est passé préalablement en live.

Valérie Hersleven : Toutes les sociétés font des événements aujourd’hui, pas mal font des photos via un employé, mais souvent ça s’arrête là. Il y a peu d’utilisation marketing ou digital par la suite. Si vous engagez un photographe, il peut y avoir production d’une vidéo, qui sera ensuite envoyée aux clients. On peut capitaliser digitalement sur son événement par la suite. C’est beaucoup d’efforts pour une durée limitée, qui nécessiterait d’être développée.

A quel point la dimension sociale est importante pour votre site et plus généralement pour votre communication ?

Valérie Hersleven : C’est très important, de rencontrer des gens. Thierry a notamment travaillé sur le sujet dans sa thèse, en décrivant les lieux de médiation, qui permettent aux projets de voir le jour, pendant des événements. Ooshot se construit au travers de rencontres physiques et virtuelles.

Thierry Maillet : D’où l’importance d’être localisé à Paris. Il y a énormément d’événements en novembre pour le mois de la photographie. Nous sommes invités à y participer car nos interlocuteurs photographes savent qu’on va compter de plus en plus comme canal de distribution, mais aussi pour réfléchir ensemble à ce que va être la profession, la communauté et ses moyens d’expression. Il y a dans la profession de la photographie des moments très importants : le mois de la photo à Paris, les festivals d’Arles et de Perpignan. A chaque fois, on se rend compte à quel point il est important d’être présent, d’expliquer ce que nous apportons aux photographes et d’échanger avec eux sur des nouvelles pistes de développement et de travail.

Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 1

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Rencontre entre l’Hadopi et les co-fondateurs d’ooshot:  Valérie Hersleven et Thierry Maillet

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et ce qui vous a conduit à créer Ooshot ?
Valérie Hersleven : J’étais agent de photographe pendant 15 ans et je servais des clients et des photographes. Je passais énormément de temps à faire des tâches administratives. J’étais très contente, l’agence marchait vraiment bien, mais j’avais le nez dans les papiers et je n’étais pas en train de travailler avec mes photographes sur du contenu créatif. J’ai contacté mon développeur, qui avait alors créé mon site, et lui demandait de créer un intranet, afin d’avoir les devis, la facturation et le planning des photographes à portée de main et ainsi réduire le temps passé sur ce type de tâches. J’ai compris l’énormité du projet. En 2007, j’avais monté grâce à Thierry, un « Myspace des photographes », suite à la parution en 2006 de son ouvrage sur la génération participation (Génération Participation, Thierry Maillet, (poche) éditions 10/18, 2008). Les deux choses ont fait que je me suis dit « c’est énorme ce que je peux créer, c’est un outil et un besoin pour toute une industrie. Créons Ooshot ». Au début, c’était plus un réseau social de créatifs qui a évolué vers un modèle qui pourrait s’apparenter au booking.com de la photo. C’est vraiment en ayant le nez dans les problèmes que l’idée de créer Ooshot est venue.

Thierry Maillet : D’une manière générale, aujourd’hui, nous assistons à un basculement d’une économie traditionnelle vers une économie collaborative. De ce fait, il n’y avait pas d’offre organisée dans le marché de la photo au moment où nous l’avons créée. Je trouvais intéressant d’y participer. Qui plus est, Paris est une place forte en matière de photo, les plus grands salons et agences de presse sont en France. Il y a donc une certaine légitimité dans le fait de créer à Paris cette offre structurée de distribution pour la photographie professionnelle. Ce qu’on peut ajouter aussi c’est que l’explosion de l‘image amateur n’a pas réduit l’emploi ou l’utilité de la photo professionnelle. Le chercheur André Gunthert a montré que pour les grands médias, ces dix dernières années, seules deux photographies d’amateurs ont été utilisées pour des couvertures, le reste étant des photos professionnelles. Pour la communication, la photographie professionnelle reste l’Alpha et l’Omega, celle la plus usitée. On s’aperçoit que les entreprises continuent de privilégier la photographie professionnelle tant pour des questions de droit que de qualité ou de savoir travailler. Il n’y a pas opposition mais bien complémentarité. C’est vrai qu’Ooshot a vocation à rendre fluide ce qui est aujourd’hui le problème numéro 1 pour les photographes professionnels : l’accès au marché.

Pouvez-vous détailler ce qu’est Ooshot et en quoi est-ce un modèle disruptif ?
Valérie Hersleven : Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais nous n’avons pas de concurrent direct. Il y a des concurrents indirects, des clients qui dépensent leur budget photo ailleurs. Ce que nous avons développé pour la photo, c’est le ticket électronique du voyage. Avant, on voyageait avec un billet papier, puis est venu il y a dix ans le ticket électronique. C’est ça Ooshot. Ooshot permet de trouver un photographe, qui est lui-même présent sur la plateforme grâce à une invitation qui lui a été faite, gratuitement. A partir du briefing, jusqu’à la livraison, nous aidons le client à canaliser son besoin vis-à-vis du photographe. Celui-ci peut répondre dans un flux de discussion, qu’on incite à garder sur la plateforme, pour avoir une trace en cas de litige. Le photographe peut répondre avec un devis, on l’aide, on l’accompagne. Le client valide ou non, négocie, paie à la commande. Le photographe sait que quand il livre sa photo, il touche rapidement son revenu et n’a pas à attendre et effectuer de multiples relances. Pour le client, ça rassure également de se dire « le photographe est référencé sur une plateforme labellisée, c’est un pro, il sait répondre à un cahier des charges ». C’est un peu comme sur Airbnb, ça rassure de savoir que l’hôte est sur la plateforme. Le premier sujet des photographes, c’est la distribution. Ils ont du mal à négocier avec un client, mais avant tout ils ont du mal à mettre la main sur ce client.

J’ai vu que vous bénéficiez du soutien de Cap Digital, France Digital et de Scientipôle Croissance. Comment vous aident-ils ?
Thierry Maillet : France Digitale est une association qui a vocation à soutenir l’écosystème, on est content d’en faire partie. Nous sommes également contents d’avoir été sélectionné par Cap Digital, le pôle compétitivité de la région Ile-de-France. Concernant Scientipôle Croissance, on est encore heureux puisqu’ils nous ont labellisés en tant qu’entreprise innovante, ce qui est le cas d’une entreprise sur trois qui présente une candidature auprès d’eux. Ils nous ont également aidés financièrement. Enfin, nous sommes chez l’accélérateur The Family, qui a intégré 180 entreprises pour 3500 candidats. C’est une forme de montée en puissance progressive.

Valérie Hersleven : Ce qui est important, c’est qu’ils sont là, mais nous restons l’énergie créatrice. C’est nous qui décidons de les solliciter, quand et pourquoi. C’est un échange dans les deux sens !

How to Build Great Brands Through Great Images

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Hope to see you next Thursday 4th December in NY

TICTAIL 

90 Orchard St. New York 10002

7 30 pm – 9 00 pm

 

Speakers

Valérie Hersleven, CEO/Co-founder, Ooshot
Evelien Joos, Photo Director, CR Fashion Book

If you’re serious about building your brand, having beautiful images is key.
And we’re here to help you learn from the very best!

Valérie Hersleven has over 15 years of experience in the photography industry.Prior to founding Ooshot, the first online booking site for photographers,she managed her own agency for 15 years.

Evelien Joos is not only the Photo Director at CR Fashion Book since April 2013 but she’s also responsible for casting and producing Carine Roitfeld’s editorials for web and print.

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Tictail

« Se rendre désirable par les réseaux », Camille Victorine, Fondatrice de l’agence de photographes et réalisateurs Le Crime

En tant qu’agent de photographes et de réalisateurs, il faut promouvoir le travail des artistes et susciter l’intérêt du public et des clients. Comment vendre une image ? Camille Victorine, fondatrice de l’agence de production et de promotion d’artistes Le Crime, utilise les réseaux artistiques. Son agence présente les œuvres de ses photographes en s’adressant à des publics toujours différents. La photographie postée sur un site est taguée en fonction du réseau utilisé : en changeant de contexte, on change de discours pour l’adapter à un public ciblé. Pour « développer la connivence » avec le public autour d’une œuvre, l’agence poste les clichés des tournages et des shootings afin de susciter la curiosité, ne dévoilant l’œuvre finale que plusieurs mois après. Le contexte de réalisation devient alors l’objet d’une narration autour de l’œuvre, et ce sans la dévoiler. Cette démarche illustre alors les différentes étapes de sa réalisation sur les réseaux artistiques et sociaux. Développant un « brand content », Camille ajoute des clichés de mannequins, se créant un public autour de la mode et de la beauté. Sur Facebook, le succès est grandissant et l’aide à constituer un groupe d’amateurs.

Nous remercions les Mobile Monday pour l’organisation et l’accueil au Numa.

Talking Visuals : Valérie Henaff, Publicis France

La directrice générale de Publicis insiste : la photographie a été exploitée plus tardivement que le cinéma par la publicité. Elle nous offre un portrait bref mais pertinent. Pour Valérie Henaff la publicité a très largement utilisé la photographie pour susciter le désir en tant qu’acteur principal de la médiation entre les marques et les consommateurs. Les publicitaires vont largement s’inspirer des artistes pour rendre les plus attractives possibles leurs créations en faisant travailler des photographes-artistes le plus souvent remarqués à l’origine par les magazines féminins et les industries du luxe. On passe d’une image d’illustration à une image performative selon la directrice générale de Publicis.

TalkingVisuals 

According to Publicis France general director Valérie Henaff, advertisers were slower to realize the advantages of photography than they were for cinema. From the moment the Lumière brothers created the first promotional film in 1897 for Sunlight soap, they understood cinema’s strength; photography, on the other hand, only began appearing regularly in ads from 1930.

From the point on, advertisers exploited photography’s potential to instill desires, visually “mediating” between brands and people. Even today, advertisers draw most of their photographic inspiration — and most of their photographers of choice — from photos in women’s magazines or in the luxury sector, with hopes to increase the attractiveness of their products. We’ve transitioned from illustrative imagery, to imagery that “performs”, says Henaff.

But in the turn of the last century, digital democratized both the shooting and sharing of images. Photography is an integral part of digital communication modes: the gatekeeper to sharing and exchange. Communications strategies are replacing single messages, experiences are replacing examples, and building relationships are winning over one-time transactions. The terms of engagement between advertisers and users are now 24/7, not just “360°”, as the marketing speak goes.

Burberry provided a powerful example of this when it shared the history of the trenchcoat through a dedicated subsite, animated by professional photographers from around the world. Their photos — a kaleidoscope of global perspectives — were unified in a single digital gallery, available for anyone to find and appreciate.

Henaff concluded by pointing to two key challenges and opportunities for the photography industry: big data and augmented photography, which both demand that viewers be free to personalize the images they see.

Publicis France

Publicis France

@OoshotParis