Ooshot acquiert Portrait 2.0

Ooshot acquiert Portrait 2.0 et devient leader de la photographie Corporate

 Ooshot, première marketplace dédiée à la création de contenus visuels, annonce aujourd’hui le rachat de Portrait 2.0, pionnier et leader de la photo Corporate en France. Cette acquisition marque l’émergence d’un leader en France et à l’international.

Une acquisition fondée sur un ADN commun : la qualité

Thierry Maillet, co-fondateur et directeur général de Ooshot explique :
« Notre credo chez Ooshot c’est la qualité, la qualité, la qualité. Pour les entreprises, construire une identité visuelle hautement qualitative est désormais primordial. C’est pourquoi nous mettons quotidiennement en œuvre tous les moyens pour les y aider. Le rachat de Portrait 2.0 nous permet de renforcer notre service et notre accompagnement des plus grands groupes tout engardant notre niveau d’exigence sur la qualité. »
Fondateur de Portrait 2.0, Alexis Caradet, prend la direction du pôle Corporate de Ooshot et confirme :
« Je suis fier que Portrait 2.0 contribue à l’émergence de la société leader pour la production des meilleures photos Corporate. Les clients de Portrait 2.0 ont souvent exprimé le souhait de bénéficier de la meilleure qualité tant en France qu’à l’étranger, ce que nous pour- rons leur offrir avec Ooshot. Je me réjouis de leur faire bénéficier du meilleur service tout en conservant ce qui a fait la force de Portrait 2.0, la proximité et une haute qualité de service et de dévouement ».
En trois ans, Portrait 2 .0 a réalisé 10 000 portraits Corporate et a doublé son chiffre chaque année auprès de 500 clients, de la start-up au grand groupe, parmi lesquels Kering, Areva, LaPoste, SFR, Deloitte…
Grâce à la forte présence de Ooshot à l’international, déployer la marque Portrait 2.0 Ooshot a tissé un solide maillage international, avec plus de 5000 prestataires photographes, vidéastes et motion designers référencés dans 47 pays, et offre l’opportunité stratégique unique d’étendre la marque Portrait 2.0 à l’étranger.
Les entreprises seront les premières bénéficiaires de ce rayonnement international puisque, un peu partout dans le monde, elles auront désormais accès à de nouveaux photographes et de nouveaux studios respectueux des plus hauts standards de qualité.
« Grâce à Ooshot, c’est une nouvelle aventure passionnante qui s’ouvre, avec des horizons plus grands. Nous avons hâte de faire profiter à plus grande échelle du savoir-faire de lamarque Portrait 2.0 et de progressivement passer d’une forte assise nationale à une assise internationale. »
commente Alexis Caradet.
Pour Thierry Maillet,
« ce rachat permet en effet d’offrir aux plus grands groupes la cohérence internationale qu’ils demandaient ».
Une réponse à la forte croissance du marché de la photographie corporate. Le marché de la photographie Corporate promet de belles perspectives de croissance. D’un côté, 16 millions de français détiennent un compte LinkedIn, soit 50% des actifs français.De l’autre, le marché de l’emploi est confronté à de réelles difficultés de recrutement avec, selon la BPI, 1 PME sur 2 qui connaît des difficultés pour intégrer de nouveaux collaborateurs. Dans ce contexte, les entreprises doivent accroître leur attractivité et celle-ci passe obligatoirement par la meilleure mise en images de leur leadership et de leurs talents. Des standards de qualité élevés combinés à une marketplace élaborée, vrai avantage concurrentiel différenciant, offrent à Ooshot une avance primordiale sur ses principaux concurrents.
A propos de Ooshot
En 2014, Valérie Hersleven lance Ooshot, la première plateforme dédiée à la création decontenus visuels. Ancienne dirigeante d’une agence de photographes à Bruxelles, Londres, puis Paris, Ooshot est pour elle la solution qui permet de se faire rencontrer l’art et laphotographie commerciale. Valérie est rejointe en 2015 par Thierry Maillet, puis en 2016 parThierry Van Biesen. Aujourd’hui, Ooshot est présent dans 47 pays grâce à plus de 5 000 prestataires photographes, vidéastes et motion designers.www.ooshot.com
A propos de Portrait 2.0
En 2013, constatant qu’il lui manque une photo de profil professionnelle, Alexis Caradet lance Portrait 2.0: un service de photo professionnelle qui permet aux particuliers et auxprofessionnels d’améliorer leur identité numérique grâce à un portrait qui leur ressemble. En forte croissance depuis sa création, la start-up s’est imposée comme la référence du portrait corporate en France avec plus de 500 entreprises clientes et quelques 10 000 portraits.www.portrait2point0.com
Contact presse : Alexis Caradet, Head of Corporate – alexis.caradet@ooshot.com
https://portrait2point0.com/ooshot-acquiert-portrait-2-0/

Beyrouth l’insoumise

Fuck War Project.

Un projet photographique mené par Thierry Van Biesen et Patrick Baz au Liban.

Beyrouth l’insoumise. Entretien par Delphine Minoui pour la revue Almaviva Le Figaro, Beyrouth l’insoumise. « Une réflection picturale et ironique de deux photographes qui ont grandi ensemble durant la guerre du Liban et qui ont pris deux chemins opposés: l’un, Thierry, optant pour la mode et la vie, l’autre, Patrick, épousant la guerre.  »

 

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Et Amazon ouvrit sa première librairie physique… et nous en apprit long sur le futur des géants du web (et de ceux qui se trouvent sur leur chemin)

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Atlantico : L’ouverture de cette librairie est-elle une bonne nouvelle ?

Thierry Maillet : Une librairie qui s’ouvre, c’est toujours une bonne nouvelle. La différence entre les États-Unis et beaucoup de pays européens comme la France, c’est qu’il n’y a pas d’équivalent à notre politique du prix unique du livre outre-Atlantique. Cette politique a été un formidable moyen pour protéger l’édition et la librairie. Elle interdit aux gros distributeurs de livres de vendre à perte, de faire des promotions, de transformer le livre en produit d’appel, etc. Dans l’absolu, oui c’est une bonne idée de la part Amazon mais encore faut-il voir dans quel contexte économique cela est mis en œuvre.

Qu’est-ce que le lancement de cette librairie dit de la stratégie d’Amazon ?

Cette décision d’Amazon relève à mon avis d’une stratégie politique et d’une stratégie économique. C’est politique parce qu’aujourd’hui les géants du web ont un vrai problème d’acceptation par les pouvoirs publics. Airbnb a connu un référendum à San Francisco visant à restreindre son activité. La société est conduite à effectuer en ce moment une campagne à Paris pour être acceptée. Uber a de sérieux problèmes en France et aux États-Unis où plusieurs procès sont en cours contre son activité. Amazon est de plus en plus mal vu. Jeff Bezos le patron d’Amazon est désormais le plus riche des nouvelles fortunes du web (devant Larry Page et Mark Zuckerberg ndlr) et doit donc soigner sa popularité. Le livre bénéficiant encore d’une cote très élevée, il existe donc un véritable enjeu politique dans le fait d’ouvrir une librairie car cela laisse penser que c’est une bonne action. Cette décision est donc avant tout symbolique, pour redorer l’image d’Amazon, car n’oublions pas que l’essentiel du business de la société se fait en BtoB.

Par ailleurs, il y a beaucoup de gens qui n’achètent pas sur le web, cela peut constituer une manière de toucher une autre clientèle. Par ailleurs les librairies deviennent de plus en plus des lieux où l’on organise des rencontres, des conférences, des échanges entre lecteurs et auteurs.

Par le web, les nouveaux acteurs ont su trouver des modèles économiques à très forte croissance qui ont dès lors attiré des montants colossaux d’investissement. Aujourd’hui ils ont des moyens si importants qu’ils ne peuvent pas les utiliser uniquement en ligne. Ils sont conduits à employer leur argent autrement. Le problème que cela pose à des acteurs traditionnels comme Barnes & Noble aux États-Unis ou Hachette chez nous, c’est que ces derniers n’ont pas su au même moment lever de l’argent. Le véritable problème est plus celui du financement que celui de la différence de modèle économique. Si par exemple la trésorerie nette d’Amazon est de 10 milliards de dollars, il faut bien qu’elle soit employée. La trésorerie nette d’Apple est de 250 milliards de dollars : il faut qu’elle serve à quelque chose. La vraie question aujourd’hui entre l’ancienne et la nouvelle économie ce n’est plus le modèle économique, c’est l’accès aux investisseurs. Les nouveaux acteurs du web ont été capables d’attirer à eux tellement d’argent que cela leur permet de bénéficier d’un vrai avantage compétitif vis-à-vis des acteurs traditionnels. Si demain Amazon veut racheter la FNAC, ils le peuvent car ils en ont les moyens.

On se rend compte que le web n’était en réalité pas une fin en soi pour ces entrepreneurs, mais avant tout une nouvelle manière de conquérir des marchés. On assiste à un phénomène de « winner-takes-all », c’est-à-dire que ces entrepreneurs qui ont levé beaucoup d’argent aujourd’hui ont un avantage compétitif qui ne réside pas exclusivement dans leur business model mais dans le simple fait d’être plus riche que les autres.

Pourrait-on assister à la création de chaînes d’hôtel Airbnb et des compagnies taxi Uber ?

Pourquoi pas ! Politiquement ils ont intérêt à le faire. Ce qui est intéressant dans le phénomène actuel c’est qu’on a dit que c’était la mort du politique alors que je pense au contraire que le politique reste omniprésent. Ce qui a obligé Airbnb ou Uber à évoluer, c’est le politique. C’est-à-dire l’acceptation ou non par la société de certains modèles économiques. Donc s’il est intéressant pour Uber demain d’acheter une compagnie de taxis, ils pourront le faire. Si cette activité leur permet d’assurer la pérennité de leur modèle économique.

Quelles leçons les acteurs traditionnels peuvent-ils retirer de la manière dont ont opéré les entrepreneurs du web pour les concurrencer ?

Ils peuvent en retenir que l’accès aux marchés financiers est un enjeu majeur. Que le seul fait d’avoir réussi à lever beaucoup d’argent en racontant une histoire devient en tant que tel un avantage compétitif énorme. Cela produit un effet d’échelle. C’est ce que les acteurs traditionnels n’ont pas su faire.  Pour moi les méthodes employées par les nouveaux acteurs (web, dématérialisation, etc.) ne sont rien comparé à cet avantage.

Thierry Maillet. Publié dans Atlantico le 7/11/15.

Au tour de la photo d’être disruptée par Internet

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Alliant le regard du chercheur à celui du praticien, Thierry Maillet, directeur général d’Ooshot, plateforme Internet dédiée à la photographie commerciale, l’annonce : “Après la musique et le cinéma, c’est au tour de la photo d’être disruptée par Internet et les plateformes collaboratives”. Une évolution qu’il voit d’un bon œil car, en simplifiant le travail des photographes, avant et après le shooting, et surtout en remplissant leur agenda professionnel, elle permet, en jouant sur le volume et non pas sur le prix, de “réveiller” le marché de la photographie commerciale, notamment sur les sites de e-commerce. Et de redécouvrir cette vérité marketing qui avait été oubliée : une bonne photo fait vendre.

La première industrie culturelle à avoir été disruptée a été la musique, puis le cinéma et la presse ont suivi. La photo avait quant à elle pris une forme d’avance avec les banques d’images, mais sa mutation restait encore à faire. Jusqu’aux années 80, les clients commandaient leurs photos à des artisans photographes, de leur connaissance et souvent de quartier. Un monde qui a complètement disparu. Je parle ici de la photographie commerciale ou publicitaire, et non de la photographie de presse, ni de la photographie amateur et familiale ou de la photographie d’art, trois autres univers qui mériteraient des analyses particulières

Par la suite, les photographes professionnels – on en dénombre environ 20 000 en France – ont cherché à défendre mordicus leurs droits d’auteur derrière des structures très lourdes, si lourdes que les clients – le plus souvent des entreprises –, qui voulaient de plus en plus diffuser leurs photos à l’international, ne pouvaient plus suivre en raison des complexités de gestion. D’où le recours à des banques d’images et le succès des Getty, Corbis, et plus récemment Fotolia.

Mais par construction, les banques d’images ont un défaut : elles fournissent des photos préexistantes puisées dans un stock, donc non personnalisées. Aujourd’hui, il est possible grâce à Internet de redonner toute sa place au photographe grâce à la simplification des process – en amont, la préparation du shooting, et en aval la facturation – à des coûts réduits. Une façon de travailler à la commande et de satisfaire la demande à des prix abordables dans des délais rapides, tout en restant compétitif. Après la grande période des banques d’images, le secteur de la photographie va rentrer de plain-pied dans l’ère du collaboratif via la constitution de plateformes Internet, avec à la clé la consolidation de la rémunération au forfait, à laquelle pourraient s’ajouter à l’avenir d’autres formes de rétribution à inventer ou à réinventer, tels l’intéressement ou la participation aux résultats.

L’agenda à remplir, problème numéro 1 des photographes

Rien n’importe plus aux photographes que de remplir leur agenda. Selon une étude du ministère de la Culture, les photographes ne facturent que 30 % de leur temps. Le but d’une plateforme comme Ooshot est de leur donner du travail bien au-delà. Et plus les photographes travaillent, plus ils peuvent maîtriser leur prix… Pour un photographe qui potentiellement peut travailler 170 jours par an à 500 euros la journée, ce système est capable de lui fournir des revenus d’environ 85 000 euros l’an. Alors qu’aujourd’hui, le revenu moyen d’un photographe n’excède pas les 30 000 euros. Pas parce qu’il ne vend pas assez cher ses prestations, mais parce qu’il n’en réalise pas assez. Le développement de la photographie de commande n’est pas un enjeu de valeur, mais un enjeu de volume. Or, les photographes continuent trop souvent à se battre sur la seule valeur. À tort. Toutes les industries culturelles se régénèrent aujourd’hui par l’accroissement du volume de leurs activités et non pas en augmentant leurs prix. Seul l’art fonctionne au prix à la pièce unique, mais c’est un marché très spécifique, donc unique, n’ayant rien à voir avec les autres. Place de cinéma, morceau de musique, ou prise de vue : pour chacun de ces segments, c’est le volume qui compte.

L’actif à valoriser c’est le photographe ! Il doit être considéré comme un “agent” (au sens sociologique de la notion) culturel et économique, à l’instar de tous ces professionnels de la classe créative. Simplement aujourd’hui, alors que les web-développeurs, qui ne sont pas assez nombreux, ont des agendas surbookés, les photographes, eux, ont des emplois du temps avec des trous bien trop nombreux. Certes, il y a l’exception des artistes, mais la majorité des photographes travaille à 75 % à la commande. Et même pour les artistes, la commande reste souvent un passage obligé. La célébrissime photo de Man Ray, ‘Les Larmes’, est à l’origine une photo commandée par la marque de mascara Arlette Bernard avec des exigences spécifiques, et non une œuvre d’art de liberté. Preuve au passage qu’on excelle souvent mieux sous la contrainte que sans…

Une mise en œuvre simplifiée du droit d’auteur

Le droit d’auteur doit être respecté, mais il doit être adapté. Le journaliste dont le papier est diffusé en syndication ne touche en général pas de piges supplémentaires, sauf mention express dans son contrat de travail ; c’est son journal qui perçoit le revenu de la syndication. Les photographes sont encore nombreux à vouloir conserver un lien direct avec leurs commanditaires et les droits d’auteur qui vont avec. Mais un tel attachement n’est plus de mise dès lors que l’on bascule d’une économie du droit d’auteur à une économie de la prestation. Les photographes vivent rarement de leurs seuls droits d’auteur. Il faut être réaliste : à l’heure d’Internet, le contrôle des droits d’auteur auquel les photographes s’accrochent relève de la mission impossible.

Espérer pouvoir facturer une photo à un utilisateur situé à l’autre bout de la planète, cela n’a aucun sens dans la pratique. Sauf à imaginer – et il y a des gens qui y travaillent – soit un marquage des photos rendant possible soit une rémunération au clic vu – mais son montant à l’unité serait alors espsilonesque –, soit la mise en place d’une forme de licence globale, à l’instar des projets que l’on a connus pour la musique mais qui n’ont jamais abouti. Autant d’impasses techniques – dont le recouvrement des factures de petits montants n’est pas la moindre – et réglementaires qui ramènent, qu’on le veuille ou non, à une rémunération majoritaire à la source sous forme d’honoraires pour solde de tout compte, et un éventuel complément via le droit d’auteur jusqu’à temps que la technologie ne permette éventuellement son suivi, donc sa perception. Cette formule préserve le droit d’auteur qui n’est pas mort : tout en restant le propriétaire de la photo, le photographe concède le droit de l’utiliser pendant une certaine durée moyennant un forfait.

Le déploiement du travail indépendant grâce à Internet

Il n’y a pas de métier condamné, ni de fatalité. Il y a seulement des organisations dépassées. C’est tout l’intérêt de l’économie collaborative qui, via la mise en place de plateformes sur Internet, permet de mettre en relation de façon simple et directe une offre et une demande potentielle, de réveiller un marché, voire de le susciter. Aujourd’hui, grâce à Internet, les métiers d’indépendants peuvent vivre et déployer leurs activités. Hier, dans le schéma ancien, ces métiers s’exerçaient dans le cadre du salariat des grandes entreprises. Aujourd’hui, ils s’exercent en indépendants via le net.

Ainsi à Paris ou New York, 20 à 30 % de la population active est composée de ces créatifs qui peuvent commercialiser leurs prestations directement via un site : stylistes, photographes, journalistes, communicants, etc. Or, la viabilité de ces métiers tient en grande partie à leur faire-savoir, et donc à la qualité de leur site, notamment sur le plan visuel, qui leur assure leur diffusion.

Le primat du visuel pour vendre

Le come-back du marché de la photo en est une bonne illustration. Le regain de la photo est d’autant plus important que sur les sites Internet marchands, c’est la photo qui fait vendre. Les chiffres sont là. Sur le site de location Airbnb, une photo prise par un photographe professionnel multiplie par huit les visites du bien photographié, et par 2,5 le chiffre d’affaires de location ! A contrario, des photos trop petites, trop rares ou de mauvaise qualité, ainsi que l’impossibilité de les agrandir, constituent autant de freins à l’achat en ligne. Les industries de la beauté, de la mode et du luxe ne vivent que par l’image et elles savent qu’une bonne photo fait vendre.

Parce que la photo, c’est au premier chef de l’émotion, de la compréhension immédiate. C’est aussi un langage universel à l’échelle du réseau mondialisé qu’est Internet. Un site s’adresse bien au-delà de ses nationaux et peut être potentiellement consulté par des étrangers où qu’ils soient. Or faute de pouvoir le traduire dans toutes les langues, la photo est ce qu’il y a de mieux pour se faire comprendre et établir la relation.

La vocation d’Ooshot, plateforme Internet dédiée à la photo

C’est la vocation de Ooshot de réaliser ce rapprochement de la demande et de l’offre aux meilleures conditions économiques. Un site comme Ooshot recrute des deux côtés, à la fois des clients qui veulent payer pour des prises de vue et des photographes de qualité. Ooshot a mis en place un système de commande online. Tout se fait facilement sur Internet (et bientôt sur mobile) et le photographe ne perd plus son temps à établir des devis. Tout est préformaté. Ooshot présente près de 500 photographes professionnels référencés, en France comme à l’étranger. La société est présente principalement en France et aux États-Unis (45 % dans chaque pays) et le solde au Moyen-Orient. Nous proposons aussi, à New York et à Paris, un camion aménagé en studio de photo, “le Shoot Truck”. On rend la prise de vue la plus flexible possible – à Paris, un studio photo se loue de l’ordre de 800 à 1 000 euros la journée. Nous avons trois types de clients : sites de e-commerce, événementiel, et portraits d’entreprises, notamment de start-up.

La photo de mode reste traitée encore très largement à l’ancienne via les agences. Le potentiel de développement du côté du e-commerce en particulier est important. La grande force d’Internet, c’est de créer du business supplémentaire, pas d’en prendre aux autres. Nous nous inscrivons complètement dans ce mouvement sur le marché de la photo. Ce qui est fascinant, c’est de voir se réveiller le marché de la photo qui était en voie de s’éteindre. Et de voir la création de valeur rejaillir. Ooshot prend une commission réduite sur les travaux, entre 17 % et 20 %, ce qui laisse 80 % aux photographes. C’est la somme la plus élevée laissée à un photographe, et un deal gagnant/gagnant entre la plateforme et les photographes. La photo c’est, comme l’a dit un jour une grande dame de la mode, “offrir le beau pas cher pour tous”. Or grâce à Internet, il devient possible de diffuser le beau et l’émotion, et de permettre aux photographes qui fabriquent ce beau et cette émotion, d’en vivre. Une perspective qui a vraiment de quoi enthousiasmer. Mais il faut veiller à la qualité et bannir toute vulgarité visuelle, destructrice de valeur à terme.

Propos recueillis par Philippe Plassart. Publié dans Le Nouvel Economiste le 

 

Electric photographer

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François Guichard is a portait, fashion and corporate photographer. He lives and works in Paris. He works with brands such as NutellaLesca and celebrities as Alice Taglioni. He has collaborated with the photographer Pascal Ito, famous for its celebrities portraits. 

He explains his passion for photography.

Why do you shoot images?
To make them a reality!

What was the most significant moment in your career?
When, during a fashion shoot in the streets of Aubervilliers, we invited children who were playing around to take part of the shooting. It was a great human experience and we finally had more stunning pics than expected!

What do you like the most about your job?
I like meeting new people, new atmospheres, and doing my best to make them fit together in a single frame. Photography comes from reality and from the eye of a photographer. What I like most about being a photographer is looking for the good ratio between those two things.

When you put aside your camera, what do you like doing most?
I’m also involved in Electronic Music.

What do you enjoy most when working with clients?
I do enjoy my job when people are happy to see in the pics that I made for them things they hadn’t seen before.

Something you want to add?
Technical skills are very important, but first and finally, emotion rules!

Want a portrait or fashion photographer ? François is free for a shooting – Let’s book here !

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