Comment mieux rémunérer ses prestataires créatifs ?

Chers tous,

Le 30 juin un des chroniqueurs français les plus en vue de la photographie en France, Michel Guerrin, interpellait l’écosystème en invoquant la sous-rémunération des photographes durant les Festivals de l’été et notamment le plus important, les Rencontres de la photographie à Arles. Comme la France en a le secret, une nouvelle polémique était lancée sur la rémunération des photographes. Une lettre ouverte signée par de prestigieux photographes et leurs agences et publiée dans Libération s’émouvait aussi de cette situation à laquelle la Ministre répondait depuis Arles en demandant une rémunération systématique des photographes dont les œuvres sont accrochées dans les Festivals et une rémunération plus rapide des photographes de presse. Cette polémique résonnait aussi avec le report du projet de loi sur la protection du droit d’auteur devant le Parlement européen au début du mois dont pourtant certains se félicitaient.

  1. Dans ce contexte particulièrement polémique quelques constats communs et agréés par tous ressortent :La forte croissance des professions créatives sous statut de freelance exige l’adaptation des entreprises donneurs d’ordre : une étude estime que 50% de la population travaillera sous ce statut en 2030 aux Etats-Unis.
  2. Le problème n’est donc absolument pas le marché car les débouchés sont amenés à croître de manière exponentielle et notamment dans la photo mais bien de trouver la juste rémunération et un traitement équitable des freelances dont les photographes. Des marques ont par exemple multiplié par trois leur nombre de visuels en trois ans pour satisfaire à la demande combinée du e-commerce et d’Instagram.
  3. La réponse réside donc dans la combinaison de deux leviers : une direction politique suggérée par l’Administration d’une rémunération responsable des artistes et « en même temps » une ambition technologique en proposant des moyens de rémunération innovants pour permettre aux photographes de vendre beaucoup plus facilement leurs œuvres (à quand un QR code sur les cartels dans les festivals ou les journaux en ligne pour acheter directement la photographie par exemple ?)
  4. La juste rémunération que pourrait suggérer l’Administration est nécessaire pour protéger les photographes des possibles excès du modèle des plateformes tels que ceux vécus actuellement en France par les coursiers des plateformes alimentaires.
  5. En parallèle les grandes entreprises militent aussi pour l’adoption d’un « Fair Price » afin de ne pas se voir reprocher des comportements contraires à leur engagement d’une politique responsable d’un point de vue social et environnemental (RSE). Or, l’achat en connaissance de cause de prestations à des prix ouvertement trop bas ou en dehors du marché peut aussi poser un problème aux donneurs d’ordre lorsqu’ils traitent avec des freelances comme cela a été le cas lorsqu’ils se fournissent dans des pays lointains où le respect des règles fondamentales n’est pas toujours avéré. Or une récente étude d’Unilever a montré qu’un tiers des consommateurs était sensible à cette question du respect de la RSE qui va aussi dans les années à venir concerner les Freelances.

Ecrit à Paris avec bonheur ce 17 juillet.

Une année riche en photographes

Une année 2015 riche en photographes pour Ooshot et 2016 s’annonce encore plus beau !

Janvier 
Début 2015 nous lancions la première application de réservation de photographes. En permettant aux clients de briefer les photographes directement en ligne et aux photographes de répondre dans un environnement sécurisé, Ooshot a fait évoluer le marché de la commande.

Juillet 
Durant le premier semestre l’activité progresse tant en France qu’aux Etats-Unis. Au mois de juillet, convaincus du potentiel d’Ooshot de prestigieux business angels ont participé à notre première levée de fonds. Nous embauchons Gianni et Thibaut pour rejoindre l’équipe de développement. L’arrivée de notre stagiaire Fanny, aussi capable dans son apprentissage que volontaire dans ses capacités à rebondir est suivie par Bertrand (production), Guillaume (développement) et Thierry (Community advocate). Nous sommes aujourd’hui neuf équipiers à plein temps.

Septembre 
Le Shoot Truck, un studio mobile conçu par le duo de designers Craig & Karl (New York-Londres), a suscité un réel engouement : les personnes font la queue pour se faire photographier.

Nous avons maintenant validé 553 talentueux photographes et 269 prises de vue ont été réalisées en 2015. Les catégories les plus fréquentes sont la mode, l’immobilier, les portraits et les évènements.

Novembre 
La croissance accélère : notre ratio de shoots sur briefs est de 135% compte tenu de la fidélité des clients et de leur taux de satisfaction : 4.8 / 5. Ils plébiscitent la garantie Ooshot.

Et 2016/Q1 alors ?
Au premier trimestre nous présentons le paiement en ligne et les outils d’assurance et de gestion des droits d’utilisation des images. Avec de nouveaux développements, les fonctionnalités de paiement et de gestion des droits seront sécurisées avant même le shooting qui pourra se dérouler en toute quiétude grâce aux assurances proposées.

Chez Ooshot nous continuerons à développer les applications qui permettront aux photographes et aux clients de tendre vers cet objectif ambitieux mais si excitant : rendre le monde plus beau par l’image.

A nous 2016 !

Valérie Hersleven
CEO & Co-Founder

Mon stage chez Ooshot

par FANNY MAZAS HEC2017

Le stage. Le casse-tête du premier…qui ne l’a pas connu ? Comment chercher un stage alors que l’on ne sait pas grand-chose de la réalité en entreprise ni de ses propres aspirations ? Lors d’un forum dans mon école HEC, alors que j’épluche le catalogue des entreprises présentes, l’une retient mon attention : Ooshot. La première plateforme B2B de réservation de photographes…pas mal le concept ! Ma rencontre avec les fondateurs achève de me convaincre : être au cœur d’une start-up répondant à un réel besoin du marché, avec des responsabilités non négligeables, dans un secteur qui m’a toujours attirée…une occasion de stage en or non ?

Mon stage consistait d’assister Thierry Maillet, co-fondateur en charge du développement commercial. Après une forte croissance des photographes sur la plateforme, il s’agissait de faire connaître Ooshot auprès des clients. Le marché est si vaste -qui peut se passer de belles images ?- que nous ne manquions pas d’idées. Au quotidien il fallait donc faire de la veille pour repérer des prospects et mettre en place des outils de marketing et de relation client pour optimiser notre travail. Nous avions aussi beaucoup à faire pour organiser notre présence sur les salons, formidables leviers de notoriété pour l’entreprise ainsi qu’un moyen de mieux cerner les attentes du marché.

Le quotidien d’une start-up est riche de rebondissements et d’enseignements. Méthode scrum, attention aux détails ainsi qu’adaptabilité, autant de choses apprises et mises en application durant ces six mois.

Faire un stage chez Ooshot, c’est aussi l’opportunité de découvrir le milieu de la photographie dans des conditions privilégiées. J’ai pu participer en juillet aux Rencontres d’Arles, le rendez-vous mondial de la photo, qui transforme la paisible cité provençale en ruche artistique et mondaine. Chaque mois nous bénéficions de nombreuses invitations à des vernissages et évènements culturels auxquels nous nous rendons parfois en équipe. Enfin nous avons la chance de pouvoir suivre une formation en histoire de la photographie à la Galerie Nationale du Jeu de Paume, place de la Concorde.

A tout cela s’ajoutent les rencontres avec les photographes de la plateforme, tous aussi adorables que talentueux.

Ooshot a été pour moi un vrai coup de cœur. Un travail simulant, des relations humaines riches, des afterworks culturels…what else ? J’emporte avec moi pour mes prochains projets la devise d’Ooshot : rendre le beau accessible..!

Fanny Mazas
HEC promotion 2017

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Et voici deux belles photos faites par Fanny lors de son voyage au Guatemala. Quand la stagiaire de l’école de commerce HEC sait cadrer ses photos et jouer avec la lumière !

Trouver un stageTrouver un stage

 

 

Au tour de la photo d’être disruptée par Internet

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Alliant le regard du chercheur à celui du praticien, Thierry Maillet, directeur général d’Ooshot, plateforme Internet dédiée à la photographie commerciale, l’annonce : “Après la musique et le cinéma, c’est au tour de la photo d’être disruptée par Internet et les plateformes collaboratives”. Une évolution qu’il voit d’un bon œil car, en simplifiant le travail des photographes, avant et après le shooting, et surtout en remplissant leur agenda professionnel, elle permet, en jouant sur le volume et non pas sur le prix, de “réveiller” le marché de la photographie commerciale, notamment sur les sites de e-commerce. Et de redécouvrir cette vérité marketing qui avait été oubliée : une bonne photo fait vendre.

La première industrie culturelle à avoir été disruptée a été la musique, puis le cinéma et la presse ont suivi. La photo avait quant à elle pris une forme d’avance avec les banques d’images, mais sa mutation restait encore à faire. Jusqu’aux années 80, les clients commandaient leurs photos à des artisans photographes, de leur connaissance et souvent de quartier. Un monde qui a complètement disparu. Je parle ici de la photographie commerciale ou publicitaire, et non de la photographie de presse, ni de la photographie amateur et familiale ou de la photographie d’art, trois autres univers qui mériteraient des analyses particulières

Par la suite, les photographes professionnels – on en dénombre environ 20 000 en France – ont cherché à défendre mordicus leurs droits d’auteur derrière des structures très lourdes, si lourdes que les clients – le plus souvent des entreprises –, qui voulaient de plus en plus diffuser leurs photos à l’international, ne pouvaient plus suivre en raison des complexités de gestion. D’où le recours à des banques d’images et le succès des Getty, Corbis, et plus récemment Fotolia.

Mais par construction, les banques d’images ont un défaut : elles fournissent des photos préexistantes puisées dans un stock, donc non personnalisées. Aujourd’hui, il est possible grâce à Internet de redonner toute sa place au photographe grâce à la simplification des process – en amont, la préparation du shooting, et en aval la facturation – à des coûts réduits. Une façon de travailler à la commande et de satisfaire la demande à des prix abordables dans des délais rapides, tout en restant compétitif. Après la grande période des banques d’images, le secteur de la photographie va rentrer de plain-pied dans l’ère du collaboratif via la constitution de plateformes Internet, avec à la clé la consolidation de la rémunération au forfait, à laquelle pourraient s’ajouter à l’avenir d’autres formes de rétribution à inventer ou à réinventer, tels l’intéressement ou la participation aux résultats.

L’agenda à remplir, problème numéro 1 des photographes

Rien n’importe plus aux photographes que de remplir leur agenda. Selon une étude du ministère de la Culture, les photographes ne facturent que 30 % de leur temps. Le but d’une plateforme comme Ooshot est de leur donner du travail bien au-delà. Et plus les photographes travaillent, plus ils peuvent maîtriser leur prix… Pour un photographe qui potentiellement peut travailler 170 jours par an à 500 euros la journée, ce système est capable de lui fournir des revenus d’environ 85 000 euros l’an. Alors qu’aujourd’hui, le revenu moyen d’un photographe n’excède pas les 30 000 euros. Pas parce qu’il ne vend pas assez cher ses prestations, mais parce qu’il n’en réalise pas assez. Le développement de la photographie de commande n’est pas un enjeu de valeur, mais un enjeu de volume. Or, les photographes continuent trop souvent à se battre sur la seule valeur. À tort. Toutes les industries culturelles se régénèrent aujourd’hui par l’accroissement du volume de leurs activités et non pas en augmentant leurs prix. Seul l’art fonctionne au prix à la pièce unique, mais c’est un marché très spécifique, donc unique, n’ayant rien à voir avec les autres. Place de cinéma, morceau de musique, ou prise de vue : pour chacun de ces segments, c’est le volume qui compte.

L’actif à valoriser c’est le photographe ! Il doit être considéré comme un “agent” (au sens sociologique de la notion) culturel et économique, à l’instar de tous ces professionnels de la classe créative. Simplement aujourd’hui, alors que les web-développeurs, qui ne sont pas assez nombreux, ont des agendas surbookés, les photographes, eux, ont des emplois du temps avec des trous bien trop nombreux. Certes, il y a l’exception des artistes, mais la majorité des photographes travaille à 75 % à la commande. Et même pour les artistes, la commande reste souvent un passage obligé. La célébrissime photo de Man Ray, ‘Les Larmes’, est à l’origine une photo commandée par la marque de mascara Arlette Bernard avec des exigences spécifiques, et non une œuvre d’art de liberté. Preuve au passage qu’on excelle souvent mieux sous la contrainte que sans…

Une mise en œuvre simplifiée du droit d’auteur

Le droit d’auteur doit être respecté, mais il doit être adapté. Le journaliste dont le papier est diffusé en syndication ne touche en général pas de piges supplémentaires, sauf mention express dans son contrat de travail ; c’est son journal qui perçoit le revenu de la syndication. Les photographes sont encore nombreux à vouloir conserver un lien direct avec leurs commanditaires et les droits d’auteur qui vont avec. Mais un tel attachement n’est plus de mise dès lors que l’on bascule d’une économie du droit d’auteur à une économie de la prestation. Les photographes vivent rarement de leurs seuls droits d’auteur. Il faut être réaliste : à l’heure d’Internet, le contrôle des droits d’auteur auquel les photographes s’accrochent relève de la mission impossible.

Espérer pouvoir facturer une photo à un utilisateur situé à l’autre bout de la planète, cela n’a aucun sens dans la pratique. Sauf à imaginer – et il y a des gens qui y travaillent – soit un marquage des photos rendant possible soit une rémunération au clic vu – mais son montant à l’unité serait alors espsilonesque –, soit la mise en place d’une forme de licence globale, à l’instar des projets que l’on a connus pour la musique mais qui n’ont jamais abouti. Autant d’impasses techniques – dont le recouvrement des factures de petits montants n’est pas la moindre – et réglementaires qui ramènent, qu’on le veuille ou non, à une rémunération majoritaire à la source sous forme d’honoraires pour solde de tout compte, et un éventuel complément via le droit d’auteur jusqu’à temps que la technologie ne permette éventuellement son suivi, donc sa perception. Cette formule préserve le droit d’auteur qui n’est pas mort : tout en restant le propriétaire de la photo, le photographe concède le droit de l’utiliser pendant une certaine durée moyennant un forfait.

Le déploiement du travail indépendant grâce à Internet

Il n’y a pas de métier condamné, ni de fatalité. Il y a seulement des organisations dépassées. C’est tout l’intérêt de l’économie collaborative qui, via la mise en place de plateformes sur Internet, permet de mettre en relation de façon simple et directe une offre et une demande potentielle, de réveiller un marché, voire de le susciter. Aujourd’hui, grâce à Internet, les métiers d’indépendants peuvent vivre et déployer leurs activités. Hier, dans le schéma ancien, ces métiers s’exerçaient dans le cadre du salariat des grandes entreprises. Aujourd’hui, ils s’exercent en indépendants via le net.

Ainsi à Paris ou New York, 20 à 30 % de la population active est composée de ces créatifs qui peuvent commercialiser leurs prestations directement via un site : stylistes, photographes, journalistes, communicants, etc. Or, la viabilité de ces métiers tient en grande partie à leur faire-savoir, et donc à la qualité de leur site, notamment sur le plan visuel, qui leur assure leur diffusion.

Le primat du visuel pour vendre

Le come-back du marché de la photo en est une bonne illustration. Le regain de la photo est d’autant plus important que sur les sites Internet marchands, c’est la photo qui fait vendre. Les chiffres sont là. Sur le site de location Airbnb, une photo prise par un photographe professionnel multiplie par huit les visites du bien photographié, et par 2,5 le chiffre d’affaires de location ! A contrario, des photos trop petites, trop rares ou de mauvaise qualité, ainsi que l’impossibilité de les agrandir, constituent autant de freins à l’achat en ligne. Les industries de la beauté, de la mode et du luxe ne vivent que par l’image et elles savent qu’une bonne photo fait vendre.

Parce que la photo, c’est au premier chef de l’émotion, de la compréhension immédiate. C’est aussi un langage universel à l’échelle du réseau mondialisé qu’est Internet. Un site s’adresse bien au-delà de ses nationaux et peut être potentiellement consulté par des étrangers où qu’ils soient. Or faute de pouvoir le traduire dans toutes les langues, la photo est ce qu’il y a de mieux pour se faire comprendre et établir la relation.

La vocation d’Ooshot, plateforme Internet dédiée à la photo

C’est la vocation de Ooshot de réaliser ce rapprochement de la demande et de l’offre aux meilleures conditions économiques. Un site comme Ooshot recrute des deux côtés, à la fois des clients qui veulent payer pour des prises de vue et des photographes de qualité. Ooshot a mis en place un système de commande online. Tout se fait facilement sur Internet (et bientôt sur mobile) et le photographe ne perd plus son temps à établir des devis. Tout est préformaté. Ooshot présente près de 500 photographes professionnels référencés, en France comme à l’étranger. La société est présente principalement en France et aux États-Unis (45 % dans chaque pays) et le solde au Moyen-Orient. Nous proposons aussi, à New York et à Paris, un camion aménagé en studio de photo, “le Shoot Truck”. On rend la prise de vue la plus flexible possible – à Paris, un studio photo se loue de l’ordre de 800 à 1 000 euros la journée. Nous avons trois types de clients : sites de e-commerce, événementiel, et portraits d’entreprises, notamment de start-up.

La photo de mode reste traitée encore très largement à l’ancienne via les agences. Le potentiel de développement du côté du e-commerce en particulier est important. La grande force d’Internet, c’est de créer du business supplémentaire, pas d’en prendre aux autres. Nous nous inscrivons complètement dans ce mouvement sur le marché de la photo. Ce qui est fascinant, c’est de voir se réveiller le marché de la photo qui était en voie de s’éteindre. Et de voir la création de valeur rejaillir. Ooshot prend une commission réduite sur les travaux, entre 17 % et 20 %, ce qui laisse 80 % aux photographes. C’est la somme la plus élevée laissée à un photographe, et un deal gagnant/gagnant entre la plateforme et les photographes. La photo c’est, comme l’a dit un jour une grande dame de la mode, “offrir le beau pas cher pour tous”. Or grâce à Internet, il devient possible de diffuser le beau et l’émotion, et de permettre aux photographes qui fabriquent ce beau et cette émotion, d’en vivre. Une perspective qui a vraiment de quoi enthousiasmer. Mais il faut veiller à la qualité et bannir toute vulgarité visuelle, destructrice de valeur à terme.

Propos recueillis par Philippe Plassart. Publié dans Le Nouvel Economiste le 

 

Ooshot met les photographes dans l’objectif des marques

 

Valerie Journal du Textile

Les start-ups apportent des idées inédites à la mode

Dans un monde ultra-concurrentiel, seule l’innovation peut aujourd’hui faire la différence. Or, les idées ne manquent pas actuellement chez les prestataires des enseignes et des marques de mode pour permettre à celles-ci de se réinventer en permanence. Et c’est justement pour les éclairer que le Journal du Textile a décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique, « Jeunes pousses », qui leur permettra de découvrir régulièrement des start-ups proposant de nouvelles solutions.

Ooshot met les photographes dans l’objectif des marques

Le site s’affirme en « place de marché » de la photographie.

Valérie Hersleven avait toutes les billes en main pour lancer Ooshot, une nouvelle activité dédiée à la photo et à la mode. Avant de créer sa start-up, la jeune femme a été agent de photographes pendant quinze ans. Mais elle passait le plus clair de son temps à gérer des tâches administratives et à remplir des bons de commande. « Lassée de toute cette paperasserie, j’ai eu envie de concevoir un outil en ligne afin de faciliter les échanges entre photographes et marques », raconte Valérie Hersleven. Elle lance alors une première plate-forme destinée à industrialiser les process d’administration liés à la production de photos. Ensuite, elle transforme cet outil en plate-forme de réservation de photographes en ligne. « Nous sommes devenus, en quelque sorte, le Airbnb de la photographie », résume Valérie Hersleven, qui a autofinancé son activité en revendant son agence. Elle a suscité par la suite l’intérêt d’une dizaine d’investisseurs.

Entourée de deux associés, dont un développeur, Valérie Hersleven a sélectionné les 500 photographes professionnels, opérant dans 40 pays, avec leur profil détaillé. Et la liste de ceux-ci est présente sur sa plate-forme, devenue ainsi une véritable « place de marché » de la photographie. Ooshot prend en charge tous les aspects administratifs liés à l’organisation d’un shooting. Récemment, Ooshot a également lancé son premier Shoot Truck, un studio photo personnalisé au service des entreprises.

Propos recueillis par Catherine Petit

 

Osez la pose avec un photographe mode, de Mumbai à Montreal

Pour clore en beauté cette série des photographes de mode, voici quatre photographes de mode que nous sommes fiers d’avoir sur Ooshot.
Les photographes ont souvent mauvaise presse : trop chers, inaccessibles, et compliqués à gérer. C’est là qu’Ooshot intervient : notre plateforme en ligne vous permet de choisir le photographe qui correspond à votre budget, votre style et votre emploi du temps.
Merci à tous ceux qui sont passés à notre stand au salon Traffic !

Wilfried Gendrey joue sur les apparences
Vit à : Paris

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Pourquoi prenez-vous des photos ?
Pour partager et oser.

Quel a été le moment le plus important de votre carrière ?
J’espère que ce moment est encore devant moi !

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?
Voir l’image dans ma tête avant même que je ne tienne l’appareil.

Découvrir le travail de Wilfried

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L’herbe est toujours plus verte du côté d’Alejandro Escamilla Penaloza
Vit à : Londres / Mexique / Montréal 

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Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?
Du snowboard et des voyages.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le travail avec vos clients ?
Passer du temps avec eux, les liens que l’on tissent rendent la séance photo encore plus amusante.

Découvrir le travail d’Alejandro

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Bhumika Bhatia ne peux vous lâcher du regard
Vit à : Mumbai, Inde

Bhumika

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?
Le fait de faire ce que j’aime et d’être mon propre patron :)

Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?
J’aime rencontrer des gens. J’ai commencé un nouveau travail à temps-partiel dans un café à côté de chez moi. Ma mère pense que je suis folle mais on ne sait jamais où on va puiser sa prochaine inspiration, n’est-ce pas ?

Voulez-vous ajouter quelque chose ?
Quand on y croit, on arrive à tout :)

Découvrir le travail de Bhumika

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Alain Greloud, sur la vie de ta mer
Vit à : Paris

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Pourquoi prenez-vous des photos ?
J’aime beaucoup le processus de création. Il y a quelque chose de magique à créer une image à partir de quelque chose d’éphémère, de presque rien. Je prends des photos avec mon esprit autant qu’avec mes yeux.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?
Quand le résultat correspond à mes attentes, ou encore mieux, est bien au-delà de ce que je pensais.

Découvrir le travail d’Alain

Les couleurs de la mode des photographes

Dans ce deuxième article nous mettons à l’honneur d’autres photographes de mode dont nous exposerons le travail au salon Traffic. Aussi talentueux que professionnels, ils sont prêts à vous aider sur tous vos projets.

Thierry van Biesen, Little Mr. Sunshine.
Localisation : Beyrouth/New York

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Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

Cela me fait me lever le matin.

Etiez-vous déjà créatif enfant ?

J’y étais obligé ! J’avais tout un monde de violence et de guerre autour de moi à reconstruire. C’est ce que j’ai fait et continue de faire.

Voulez-vous ajouter quelque chose ?

De la couleur au monde.

Découvrir le travail de Thierry

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Dégourdissez-vous avec Michel Nafziger.
Localisation : New York 

Découvrez le photographe de mode Michel Nazfiger au salon Traffic

Pourquoi prenez-vous des photos ?

J’ai commencé à en prendre à l’adolescence, puis à 20 ans j’eus l’opportunité d’assister le photographe Georges Tourdjman. Georges m’encouraga à voyager aux Etats-Unis et deux ans plus tard j’étais assistant de photographes du Vogue Paris comme Guy Bourdin, George Hurrell et Albert Watson. C’est comme cela que ma passion pour la photographie l’emporta sur tout le reste.

Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?

J’aime l’art, la cuisine, et la vie au grand air.

Découvrir le travail de Michel

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Anastassia Kors vous a à l’œil.
Localisation : Moscou/Paris

Découvrez la photographe de mode Anastassia Kors au salon Traffic

Etiez-vous déjà créative enfant ?

Vous me trouviez difficilement sans une feuille et un crayon dans la main ! J’aimais inventer des histoires avec ma grand-mère : elle les mettait par écrit et je les illustrais. Adolescente je dévorais tout ce qui pouvais me relier d’une manière ou d’une autre à de l’art : magazines, livres, films, musiques…Mes parents vous diraient qu’ils ont toujours su que je deviendrais photographe.

Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?

J’ai une passion pour la musique. J’adore en écouter chez moi ou aller voir des groupes jouer. J’aime toujours autant dessiner, visiter des expositions, voyager et bien manger.

Découvrir le travail d’Anastassia

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Pour Marion Leflour, Orange is the new black.
Localisation : Paris

Découvrez la photographe de mode Marion Leflour au salon Traffic

Pourquoi prenez-vous des photos ?

J’aime tout dans le processus créatif, les couleurs, les formes, les personnes…C’est à travers la photographie que je veux parler de tout cela.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le travail avec vos clients ?

Le moment que j’apprécie le plus est celui où nous trouvons la bonne histoire. Ma force est de comprendre ce qu’est une marque et ce que veut le client. Je travaille dans la mode depuis longtemps et je sais ce dont une marque a besoin. Le plus important est que chaque image véhicule de l’émotion, c’est ce que mon expérience de femme et d’artiste m’ont appris.

Découvrir le travail de Marion

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Lionel Samain, des étoiles dans les yeux.
Localisation : Paris

Découvrez le photographe de mode Lionel Samain au salon Traffic

Quel a été le moment le plus important de votre carrière ?

Chaque shooting est un moment important, en ce qu’il alimente mon travail avec du sens.

Etiez-vous déjà créatif enfant ?

Pas dans le domaine visuel, mais j’étais très musicien.

Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?

Bricoler, transformer des objets. Quand j’ai les idées claires, j’aime aussi dessiner.

Découvrir le travail de Lionel

 

From Paris to Berlin, des photographes indémodables

En ce moment chez Ooshot, on se prépare pour le salon de la mode, Traffic, qui se déroulera les 4 et 5 novembre à Paris. Dans ce premier article d’une série de trois, nous vous présentons une sélection de nos photographes de mode talentueux, qui nous confient ce qui les a poussés à choisir ce métier.

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Rouler ou ne pas rouler ? C’est la question que Wanda Kujacz se pose. Localisation : Paris

La photographe de mode Wanda Kujacz sera au salon de la mode Traffic

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

La phase de préparation tout d’abord – décider du casting, du lieu, du stylisme – et la toute fin, lorsque le shooting est terminé et que je me retrouve seule à regarder le résultat sur mon ordinateur. C’est un moment très particulier pour moi.

Etiez-vous déjà créative enfant ?

Lorsque j’étais petite j’étais toujours à écouter de la musique et à m’imaginer des histoires. C’est une part constituante de ma personnalité. Aujourd’hui je continue simplement avec d’autres moyens.

Découvrir le travail de Wanda

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David Fitt à pas de loup.
Localisation : Berlin/Londres

Le photographe de mode David Fitt sera au salon de la mode Traffic

Pourquoi avez-vous choisi cette carrière ?

C’est très simple : j’ai besoin de prendre des photos ! Je suis convaincu que j’ai été mis sur cette terre pour être photographe. C’est une vocation, comme l’amour.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Je n’ai jamais l’impression de travailler ! J’ai la chance de faire quelque chose que j’adore tous les jours et j’apprécie chaque moment.

Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?

Vous me trouverez en train de travailler sur le moodboard de mon prochain projet, ou le script de ma prochaine vidéo.

Découvrir le travail de David

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Ingmar Swalue : jeu, set et match.
Localisation : Rotterdam

Le photographe de mode Ingmar Swalue sera au salon de la mode Traffic

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le travail avec vos clients ?

J’aime beaucoup le défi de créer quelque chose de beau sous contraintes, un petit budget par exemple, et de tirer le meilleur parti de la collaboration.

Quel a été le moment le plus important de votre carrière ?

Le jour où je me suis rendu compte que shooter des portraits et du lifestyle ne me plaisait plus et où j’ai commencé à me concentrer sur les nature mortes et les intérieurs.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

La liberté totale de création.

Découvrir le travail d’Ingmar

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Laissez libre cours à votre imagination avec Christian André Strand. Localisation : Paris/Oslo

Le photographe de mode Christian Strand sera au salon de la mode Traffic

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

La diversité entre les projets personnels, qui m’occupent en permanence, le travail avec les clients, et les jours off au studio où je peux me concentrer sur mon portfolio et mes nouvelles idées.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le travail avec vos clients ? 

J’adore les surprendre, faire surgir des images qui amènent notre collaboration à une autre dimension.

Découvrir le travail de Christian

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Hans Buttermilch rend l’atmosphère électrique.
Localisation : Berlin/Munich

Le photographe de mode Hans Buttermilch sera au salon de la mode Traffic

Quel a été le moment le plus important de votre carrière ?

Lorsqu’un directeur artistique me demanda de shooter une campagne de pub pour Benson & Hedges, je lui demandai pourquoi il me voulait particulièrement. Il sortit son portefeuille et en tira une feuille de papier qu’il déplia. C’était une page du « MännerVogue » avec l’une de mes photos, un noir et blanc très graphique. « C’est pour cela », me dit-il.

Quand vous n’avez pas un appareil entre les mains, qu’est-ce que vous aimez faire ?

Promener mon chien.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le travail avec vos clients ? 

J’aime voir mes idées prendre vie pendant le shooting.

Découvrir le travail de Hans

How to Take Captivating Landscape Photographs

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You’ve all seen those pictures in the magazine where the sky is the perfect color of blue with big while fluffy clouds that look like they are going to melt into the rolling hills behind them. You know the ones that look too good to be true? Well, with a few tips and tricks, you can create the perfect landscape photographs too, either for your own business or with a photographer’s help.

The beauty of landscape photography is that you are able to shoot your photographs anywhere. Popular options are at the beach, in the countryside with luscious grass and hills for miles, farm land, and mountain ranges. Regardless of the scene you choose for your project, these simple tips will help you get the best results every time you choose to shoot the landscape.

5 Tips for Better Landscape Photography

  1. Use the Maximum Depth of Field – For most landscape shots, you want the majority of the picture if not all of it to be extremely sharp and in focus. One way to do this is to control your aperture. The smaller aperture number, the greater your depth of field will be. Along with aperture, distance also plays a big part in controlling your depth of field. The further away from the scene you are shooting you are; the deeper your depth is going to be.
  2. Find a Focal Point – Every good photograph has a focal point, and the same is true for landscape photos. Many shots taken have a natural focal point, such as a rock with waves crashing around it or a piece of farm equipment in the middle of the field. For those that don’t have a naturally occurring focal point, and the shots that you don’t want to add your own object to, consider using the bottom one third of the shot as a focal point. This increases your depth of field as well. If you focus too far away, you will have clear items far off, and anything close up will be obviously out of focus. By focusing on the bottom one third, you are making sure the items close up are also sharp and crisp and clearly in focus.
  3. Capture Movement – Most people, don’t automatically think about movement as part of their landscape photos. They envision serene hillsides, calm green pastures and the gentle vision of the sea. But capturing movement adds drama to the picture, giving it more to look at and making the shot more dynamic. In fact, when you start to think about it, the best landscape shots all have some sort of movement to them. Trees blowing in the wind, waves crashing to the shore and cascading waterfalls are all popular examples of movement in landscapes.
  4. Use the Sky – One of the most basic objects and part of almost every landscape photo is the sky. The sky is something that can add a lot of drama to your picture or be just the balance you need to offset your focal point. If you are shooting on a day where the sky is boring and has nothing special to add to your shot, don’t let it dominate your picture or it, too, will turn out boring. Keep it in the top one-third of your shot and make the horizon your focus. However, if you have a day with beautiful, fluffy clouds or a gorgeous sunset, keep your horizon low in your shot and let the sky do the work. Many times it is the way the sky photographs that takes our breath away in landscape photography. It changes so quickly that the same shot taken many times over the course of an hour or two can be drastically different every time.
  5. Work With the Weather – When you talk to many outdoor photographers, most are going to tell you sunny days are the perfect backdrop to the picture because everything is naturally more crisp and clear. However, it’s been found that overcast days are better for getting the perfect shot. The changing weather creates drama, and a chance of rain can give the photo an ominous feel that you couldn’t create any other way. Another fantastic shot on a cloudy day are sunbeams shining down through the clouds. They give off a magical look that can’t be re-created. Couple sunbeams with a shot of water and you are guaranteed to have a crowd pleaser. If you can carefully venture out in it, storms with lightning strikes make some amazing photos as well. Just be sure to use extreme caution when going out in a storm.

For the Ultimate Perfect Shot, Use the Golden Hours

Even with all of the great tips, there is one “rule” that goes above all else to pulling off the perfect landscape shot – shooting during the golden hours. If you’re a busy business owner with little time to spare, these will save you countless hours.

The golden hours surround dusk and dawn. These are hours when the light is perfect and soft and makes all of nature stand out. The light during this time creates unique angles and dimensions to a scene that you can’t find during any other time of the day. During the middle of the day when the sun is at its strongest point, you run the risk of deep shadows or overexposure. During the golden hours, the sun gives off a soft pink color that lends a favorable hand to your photos.

For your next landscape photo shoot, come explore Ooshot and browse photographers in your area!

photography by Uiler Costa

 

La jeunesse s’expose à ParisPhoto L.A.

Alicia, Phoenix, Arizona © Ronan Guillou

Alicia, Phoenix, Arizona © Ronan Guillou

Pour l’édition 2015, ParisPhoto LA place l’accent sur la jeunesse et le soutien à la création émergente, notamment avec l’exposition d’une vingtaine de jeunes galeries internationales, venant de Téhéran (AG), de Paris (Clémentine de la Féronnière), ou encore de Londres (Breese Little). En plus de cette sélection, un nouvel événement est proposé cette année: Introducing! Young California Photographer Award. Ce prix récompense le travail d’un photographe sortant d’une école d’art californienne : le lauréat 2015 est CJ Heyliger, après délibération du jury, présidé par Lisa K.Erf – conservatrice de la collection d’art JP Morgan – et composé notamment de Jamie Lee Curtis, actrice mais aussi collectionneuse et photographe.

Autre événement qui met la Californie au premier rang de la foire : l’exposition California Unedited! présentant les archives photo inédites de Richard J.Arnold, photographe californien de la fin du 19ème siècle.

Notre coup de cœur : Ronan Guillou, exposé par la galerie parisienne NextLevel. Le photographe livre sa vision personnelle de l’Amérique, portant un regard intime sur la société, ses paysages et ses habitants au fil de ses voyages.

On the Edge, Las Vegas © Ronan Guillou

On the Edge, Las Vegas © Ronan Guillou

ParisPhoto L.A. en chiffres :

2015: 79 exposants  et 16 000 visiteurs

2014: 81 exposants et 16 000 visiteurs

2013: 72 exposants  et 13 500 visiteurs

Cette année, on s’est réjouit de voir la présence de huit galeries françaises, dont Suzanne Tarasieve, Christophe Gaillard et la Galerie de Roussan, juste derrière les galeries américaines, les plus nombreuses (44), avec Aperture, Ohwow gallery et M+B.