Un stage de kangourou à Paris !

Pourquoi l’australien a fait son stage chez la start-up parisienne Ooshot ?

Une journée maussade en Janvier 2017, je me trouvais dans la salle d’expositions de mon école, l’EM Strasbourg, en train d’essayer de trouver le courage de parler aux directeurs des ressources humaines d’une soixantaine d’entreprises au salon des stages. Je me suis dit que, puisque mes études étaient spécialisées en Business International, je devais postuler auprès des grandes entreprises internationales – entreprises de grands noms et impressionnantes sur mon futur CV. Je me suis présenté devant chaque entreprise qui m’a plu, et puisque je suis australien, j’ai demandé à chaque directeur au visage de marbre s’ils avaient besoin d’un anglophone pour le suivi des projets internationaux.

A ce moment-là une affiche m’a attiré l’œil – une énorme photo par Luke J Albert et le logo Ooshot. Le design était audacieux mais propre, contemporain mais taquin. J’étais intrigué. Je me suis assis devant Thierry Maillet, qui – remarquant que je suis étranger, s’est présenté comme « le seul vrai parisien chez Ooshot ». Effectivement il ressemblait à un parisien – habillé en lunettes rondes, chaussettes vives, et dignité. J’ai senti toute suite qu’Ooshot était unique parmi les entreprises présentes.

Deux mois plus tard, je me lançais dans la vie Parisienne et son style de vivre à 100%, travaillant dans l’équipe Ooshot – une équipe jeune, vigoureuse et fun. Je me trouvais avec un mélange de projets divers, et j’apprenais beaucoup. En effet, je me suis habitué aux procédures du business, aux dynamiques de l’équipe et à l’ensemble des logiciels nécessaires. Pendant les six mois du stage, j’ai eu l’occasion de gérer des offres des clients internationaux, de créer des nouveaux partenariats avec des plateformes digitales, ainsi que de contribuer à la gestion quotidienne des clients réguliers. J’ai également supervisé une étude sur le Offshoring des photographies e-commerce.

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Travailler dans la petite équipe d’une start-up est une opportunité formidable qui accompli trois objectifs uniques. Grâce à un petit environnement d’efficacité, chaque membre de l’équipe doit devenir plus polyvalent afin de travailler sur une grande variété de taches. Chaque membre doit mettre du sein à chaque étape car le succès de la société compte sur des résultats d’une haute qualité. Enfin, chaque membre doit assumer un niveau de responsabilité et initiative tant qu’il doit apprendre devenir quasiment le manager de soi.

 

Bien que mon premier stage aurait pu se transformer facilement en stage de cafés et de photocopies, j’ai conclu mon stage chez Ooshot avec une expérience plus diverse dans différents domaines du business, ce qui a été finalement beaucoup plus authentique et précieux pour ma carrière dans le futur, et ce qui m’a donné des outils plus utiles qu’un grand nom sur mon CV.

Jason Benson
EM Strasbourg

 

© Photo : Irina Werning

La sélection Ooshot de Paris Photo

Que vous ayez pu aller à Paris Photo ou pas, découvrez la liste des photographes préférés de l’équipe Ooshot.

Matthew Brandt (Galerie M+B )

Ce jeune artiste de Los Angeles intègre à son oeuvre des éléments naturels provenant de la scène où la photo a été prise. Avant d’être exposées, les photos de la série Oahu ont ainsi été « roulées dans de la poussière, des feuilles, de la jute, des lacets et enterrées dans une ferme familiale dans la ville de Wai’nae ».

Matthew Brandt

Wai’anae 120721

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Nick Knight (Galerie Christophe Guye)

On peut difficilement trouver un designer ou un magazine de mode avec lesquels Nick Knight n’a pas collaboré, et pas des moindres : le British Vogue, Lady Gaga ou Yves St Laurent…Depuis 30 ans c’est une figure incontournable du monde de la photo.

Nick Knight

Lily Donaldson, British Vogue, 2008

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Viviane Sassen (Galerie Stevenson)

La photographe hollandaise Viviane Sassen aime jouer avec la lumière, les couleurs et les ombres, donnant souvent une dimension mystique à ses formes humaines et oscillant entre l’abstractisme et le réalisme.

Viv Sassen

Lemogang, 2013

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Harry Gruyaert (Galerie Fifty One)

Harry Gruyaert est souvent surnommé « le Cartier-Bresson de la couleur », à cause de son exploration créative du medium. Ses voyages en Inde et au Maroc, destinations hautes en couleurs, lui ont permis par la suite de trouver de la beauté dans la banalité de la vie belge.

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Boom, Belgium, 1988

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Guy Bourdin (Galerie Louise Alexander)

Son passé de peintre a conduit Guy Bourdin à réaliser d’impressionnantes images éditoriales, aussi bien en noir et blanc qu’en couleur. Ses photos de mode sont aujourd’hui exposées dans les musées les plus prestigieux.

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Vogue Paris, May 1970

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Mike Brodie (Galerie M+B)

C’est sous le pseudonyme de The Polaroid Kidd que Mike Brodie a mené sa carrière de photographe pendant 5 ans. Bien qu’y ayant mis un terme, ses photos continuent de faire largement écho dans le monde de la photo.

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A Period of Juvenile Prosperity, 2006-2009

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Norman Parkinson (Galerie Eric Franck)

Avec plus de 50 ans de carrière, Norman Parkinson a dépoussiéré la photographie de mode en réalisant des clichés à l’élégance informelle.

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Cardin Hat over Paris, Queen Magazine, 1960

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Kanji Wakae (Galerie Yumiko Chiba)

Le style conceptuel de Kanji Wakae apporte un nouveau souffle à la scène photographique japonaise.  A suivre…

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Karine Laval (Galerie Benrubi)

Karine Laval, que nous sommes heureux d’avoir sur Ooshot, est spécialiste dans l’art de brouiller les frontières entre la photo et la peinture.

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Mathieu Pernot (Galerie Eric Dupont)

En tombant sur des vieilles photos de devantures Kodak, Mathieu Pernot a eu l’idée de retourner sur leur location et de les shooter avec leur aménagement actuel. Projet photographique en cours.

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Vitrine Koda, Brest

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Torbjørn Rødland (Air de Paris gallery)

Les photos de l’artiste norvégien Torbjørn intriguent : elles dépeignent des scènes de la vie quotidienne tout en suggérant que quelque chose ne tourne pas rond en coulisses…

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Blue Jeans, 2014

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Gary Fabien Miller (Galerie Hackelbury)

Garry Fabien Miller est un photographe sans appareil photo. Dans sa chambre noire il crée des images en jouant avec la lumière et des formes qui s’inscrivent directement sur le papier . Le résultat est hypnotisant…

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Exposure (7 Hours of Light) July 2

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Bill Henson (Tolarno gallery)

Le photographe australien Bill Henson crée des séquences de photos, avec la conviction que les images séquentielles produisent un puissant effet sur le spectateur.

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Untitled, 1974

Plus d’informations sur Paris Photo sur leur site.

Ooshot’s favorite photographers from Paris Photo

Here is the team selection of Ooshot’s favorite photographers at this year’s Paris Photo.

Matthew Brandt (M+B gallery)

This young artist from Los Angeles implements natural elements, from the scene of where his photos are taken, as part of his developmental process. The Oahu series of printed photos were « …rolled in dirt, leaves, burlap and lace and buried on a family farm in the town of Wai’anae ».

Matthew Brandt

Wai’anae 120721

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Nick Knight (Christophe Guye gallery)

It would be hard to name a fashion designer or magazine with whom Nick Knight has not collaborated. For the past 30 years, he has been an influential presence in the world of photography, working with British Vogue, Lady Gaga and Yves Saint Laurent to name but a few.

Nick Knight

Lily Donaldson, British Vogue, 2008

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Viviane Sassen (Stevenson gallery)

Dutch photographer Viviane Sassen likes to experiment with light, color and shadow, often giving the human form a mystical dimension and walking a tight-rope between abstractism and realism.

Viv Sassen

Lemogang, 2013

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Harry Gruyaert (Fifty One Gallery)

Harry Gruyaert is often nicknamed « the Cartier-Bresson of color », due to his creative exploration of the medium. Travels to India and Morocco, locations bursting with color, helped him find beauty in the banality of Belgian life.

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Boom, Belgium, 1988

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Guy Bourdin (Louise Alexander Gallery)

His background as a painter meant that Guy Bourdin was capable of producing impressive editorial images in both black and white, and color. His fashion photos are now displayed in prestigious museums worldwide.

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Vogue Paris, May 1970

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Mike Brodie (M+B Gallery)

Mike Brodie no longer takes photos, but those that he produced during his 5 year career (working under the pseudonym The Polaroid Kidd) have resonated strongly with the photography world.

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A Period of Juvenile Prosperity, 2006-2009

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Norman Parkinson (Eric Franck gallery)

With an impressive career spanning over 50 years, Norman Parkinson’s fashion photography is well-known for its informal elegance, which banished the stuffy association with high-end fashion.

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Cardin Hat over Paris, Queen Magazine, 1960

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Kanji Wakae (Yumiko Chiba gallery)

Kanji Wakae’s conceptual style is new to the Japanese photography scene. We’re excited to discover more of this contemporary photographer.

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Karine Laval (Benrubi Gallery)

Karine Laval, who we are very happy to have on the Ooshot platform, blurs the boundary between photography and painting through her contemporary shots.

karine laval

Heteropia

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Mathieu Pernot (Eric Dupont gallery)

After coming into possession of some vernacular photos of old Kodak storefronts, Mathieu Pernot had the idea to return to the original locations and snap them in their modern setting. We can’t wait to see the photos!

Kodak

Vitrine Koda, Brest

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Torbjørn Rødland (Air de Paris gallery)

At Ooshot we find the photos of Norwegian artist Torbjørn intriguing: his images depict day to day scenes with the suggestion that something is not quite right behind the scenes.

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Blue Jeans, 2014

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Gary Fabien Miller (Hackelbury gallery)

Garry Fabien Miller doesn’t use a camera to produce his images. Instead he experiments in his darkroom, using light and paper shapes to form images that record directly onto photographic paper. The result is hypnotising…

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Exposure (7 Hours of Light) July 2

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Bill Henson (Tolarno gallery)

Australian photographer Bill Henson creates sequences of photos, with the belief that sequential images produce a more profound effect upon the spectator.

BIll Henson

Untitled, 1974

You can find more information about Paris Photo Fair 2015 via their website.

 

Le premier portrait photographique au monde n’a pas trouvé acquéreur – l’hôtel Drouot

M.Huet, de Louis Daguerre, 1837

M.Huet, de Louis Daguerre, 1837

Jeudi 19 mars, l’étude Pierre Bergé & Associés a proposé à la vente une partie d’une collection privée de photographies qui serait, selon l’étude, « la plus importante collection privée proposée aux enchères depuis plus de 10 ans. « 

Mais quelle était cette fameuse collection ? Les propriétaires sont restés anonymes, en témoigne le titre de la vente « Une histoire particulière de la photographie. Collection de Monsieur et Madame X ».

En tous cas, le catalogue de vente mentionne des photographies allant de l’invention de la technique jusqu’à nos jours. Invention de la technique, c’est-à-dire que le premier portrait photographique au monde était présent à la vente. Réalisé en 1937 par Louis Daguerre, le cliché fut pris deux ans avant la commercialisation du procédé qui rendit officielle l’invention de la photographie : le daguerréotype. On avait toujours cru que le premier portrait de l’histoire de la photo était américain, jusqu’à ce que le collectionneur et marchand Marc Pagneux en fasse la découverte en 1989. Cette année là, Marc Pagneux affirmait : «Ce portrait a trop de valeur pour qu’on puisse se permettre une estimation. Une image comme ça, c’est un patrimoine national.»  Il est tout de même proposé entre 600 000 et 800 000 euros à la vente. Mais surprise, le 19 mars, personne n’a voulu du portrait : ni collectionneurs, ni institutions pourtant présentes et ayant préempté plusieurs œuvres (Quai Branly, Bnf et Maison Victor Hugo).

L’œuvre est pourtant on ne peut plus attendue vu sa rareté et son caractère hautement historique, tout comme l’ensemble de la vente, qui, pour le reste, présente des œuvres exceptionnelles. Les plus grands auteurs des 19ème et 20ème siècles s’y retrouvent : Gustave Le Gray, Charles Nègre, Auguste Salzmann, Man Ray, André Kertész, Sherril Schell… Mais les adjudications son restées basses, avec la majorité des œuvres vendues en-dessous de 10 000 euros.

Quelques œuvres de Le Gray ont tout de même atteins les 50 000 euros et un tirage de Charles Nègre est allé jusqu’à 41 216 euros. Cependant, sur 341 lots proposés à la vente, seuls trois ont dépassé la barre des 100 000 euros: une oeuvre de Camille Silvy, vendu 131 684 euros, une photo peinte à la gouache de Pierre-Louis Pierson adjugée à 313 600 euros et  une photo de Le Gray, record de la vente, adjugé 500 500 euros. .

La collection de « Monsieur et Madame X » a pourtant fait l’objet de plusieurs expositions en institutions, notamment au Centre Pompidou et au Petit Palais. Le pedigree des œuvres, leur authenticité, leur caractère inédit auraient dû faire monter les enchères au plafond… L’étude Pierre Bergé & Associés attendait, à juste titre, un résultat positif de cette vente historique« L’apparition sur le marché d’une collection construite sur plusieurs décennies est toujours un événement pour les amateurs invités ou des vendeurs décidés ». C’est donc une surprise que la vente n’ait pas eu les retours attendus. Or selon l’étude, de nombreux collectionneurs étaient au rendez-vous : beaucoup d’américains, peu de français. Peut-être était-ce la peur que les oeuvres soient constituées « trésor national » par l’Etat, ou alors juste une mauvaise période pour une vente aussi prestigieuse. On peut aussi penser que proposer des oeuvres couvrant une période aussi longue n’était pas judicieux: amateurs de photographie ancienne et contemporaine se croisent dans la salle, qui n’est jamais pleine, et les batailles  entre enchérisseurs n’ont pas lieu. Enfin, le critère qui sembla le plus déranger est l’absence d’expert photo nommé pour la vente: ce sont donc les vendeurs qui firent la sélection des lots et qui leurs donnèrent leur valeur. Des estimations, à priori, jugées bien trop hautes par les collectionneurs présents.

Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 3

Capture d’écran 2014-12-03 à 15.01.11© Loli Maeght 

Hadopi: Comment est prévu le développement stratégique et marketing de Ooshot ?

Thierry Maillet : Une phrase dit que « un événement n’a jamais existé tant qu’il n’apparait pas en ligne ». C’est vrai que nous attachons beaucoup d’importance à cela. Notre développement est prévu en France et à l’étranger, notamment Outre-Atlantique.

Valérie Hersleven : On a une collaboration assez importante aux Etats-Unis que nous espérons annoncer mi-décembre. C’est important de voir que dans une start-up digitale, il y a une vraie évolution du beta avant de passer à la version finale.

Enfin, dans une autre interview, on vous avait demandé « quelle est la personnalité que vous admirez le plus » et vous avez répondu « toute personne qui sort de sa zone de confort ». Comment en sortir pour vous ?

Valérie Hersleven : (rires) En vendant mon agence qui marchait très bien ! En quittant Bruxelles, en allant vivre à Londres, à Paris. Chaque fois qu’on est bien assis au chaud, on se lève et on va sur une chaise un peu plus dure !

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Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 2

Capture d’écran 2014-12-03 à 14.37.40

 

Hadopi: Vous proposez tous types de photos sur Ooshot ?

Valérie Hersleven : Oui. Il y a 25 catégories, de portrait à événement, en passant par la nature morte, le culinaire ou le sport. Le site est en béta actuellement, il sera vraiment public d’ici la fin de l’année. L’idée est que le client arrive sur le site, utilise le moteur de recherche par rapport à son besoin, le lieu – nous avons 37 pays à ce jour – et une date. Il y a ensuite une proposition d’une liste de photographes, avec des prix ou non, selon qu’il ait rempli cette partie du formulaire.  

 

Comment a été effectué le choix des photographes ? Comment définir un photographe professionnel ?

Valérie Hersleven : Aujourd’hui, je m’occupe de la sélection, mais ça n’a pas vocation à durer. On a plein d’idées : la cooptation, la communauté. On est au stade de démarrage sur ce sujet. Qu’est ce qui détermine un photographe pro ? Je crois que c’est d’avoir été quinze ans agent et en deux secondes, je peux voir sur un site, un travail, une présentation si c’est un photographe qui peut répondre à un cahier des charges. Le sujet n’est pas tant le goût. Je peux ne pas aimer, le client également, mais c’est vraiment se dire que demain, si un client vient sur Ooshot, il ne se retrouve pas avec un photographe qui lui dise « ah je ne travaille qu’en lumière naturelle, ça je ne peux pas reproduire ». Nous voulons des photographes qui sachent où trouver les gens, avec qui travailler, repérer les lieux, répondre à une demande d’un client. Instagram nous fait énormément de bien, car beaucoup d’entrepreneurs, de PDG comprennent que prendre son téléphone et faire une photo de quelque chose que l’on voit c’est une chose, reproduire une mise en scène, c’est autre chose.

Qui sont aujourd’hui  vos clients ?

Valérie Hersleven : Nos clients, en général, sont ces nouveaux entrepreneurs, startupers qui ont entre 300 et 10 000 € de budget pour leur communication et qui ont besoin de photos pour leur site.

Thierry Maillet : Le picture marketing est un élément important à prendre en compte. 67% des acheteurs sur internet se fient à l’image plutôt qu’au commentaire quand ils achètent un produit en ligne. L’image a vraiment un rôle très important. Je pense même qu’on peut lui faire jouer un rôle de plus en plus important. Ooshot a également une offre dédiée pour aider les entreprises, lorsqu’ils organisent des événements, pour véritablement transformer leur événement en un actif digital. C’est-à-dire que l’événement existe en ligne et magnifie ce qui s’est passé préalablement en live.

Valérie Hersleven : Toutes les sociétés font des événements aujourd’hui, pas mal font des photos via un employé, mais souvent ça s’arrête là. Il y a peu d’utilisation marketing ou digital par la suite. Si vous engagez un photographe, il peut y avoir production d’une vidéo, qui sera ensuite envoyée aux clients. On peut capitaliser digitalement sur son événement par la suite. C’est beaucoup d’efforts pour une durée limitée, qui nécessiterait d’être développée.

A quel point la dimension sociale est importante pour votre site et plus généralement pour votre communication ?

Valérie Hersleven : C’est très important, de rencontrer des gens. Thierry a notamment travaillé sur le sujet dans sa thèse, en décrivant les lieux de médiation, qui permettent aux projets de voir le jour, pendant des événements. Ooshot se construit au travers de rencontres physiques et virtuelles.

Thierry Maillet : D’où l’importance d’être localisé à Paris. Il y a énormément d’événements en novembre pour le mois de la photographie. Nous sommes invités à y participer car nos interlocuteurs photographes savent qu’on va compter de plus en plus comme canal de distribution, mais aussi pour réfléchir ensemble à ce que va être la profession, la communauté et ses moyens d’expression. Il y a dans la profession de la photographie des moments très importants : le mois de la photo à Paris, les festivals d’Arles et de Perpignan. A chaque fois, on se rend compte à quel point il est important d’être présent, d’expliquer ce que nous apportons aux photographes et d’échanger avec eux sur des nouvelles pistes de développement et de travail.

Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 1

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Rencontre entre l’Hadopi et les co-fondateurs d’ooshot:  Valérie Hersleven et Thierry Maillet

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et ce qui vous a conduit à créer Ooshot ?
Valérie Hersleven : J’étais agent de photographe pendant 15 ans et je servais des clients et des photographes. Je passais énormément de temps à faire des tâches administratives. J’étais très contente, l’agence marchait vraiment bien, mais j’avais le nez dans les papiers et je n’étais pas en train de travailler avec mes photographes sur du contenu créatif. J’ai contacté mon développeur, qui avait alors créé mon site, et lui demandait de créer un intranet, afin d’avoir les devis, la facturation et le planning des photographes à portée de main et ainsi réduire le temps passé sur ce type de tâches. J’ai compris l’énormité du projet. En 2007, j’avais monté grâce à Thierry, un « Myspace des photographes », suite à la parution en 2006 de son ouvrage sur la génération participation (Génération Participation, Thierry Maillet, (poche) éditions 10/18, 2008). Les deux choses ont fait que je me suis dit « c’est énorme ce que je peux créer, c’est un outil et un besoin pour toute une industrie. Créons Ooshot ». Au début, c’était plus un réseau social de créatifs qui a évolué vers un modèle qui pourrait s’apparenter au booking.com de la photo. C’est vraiment en ayant le nez dans les problèmes que l’idée de créer Ooshot est venue.

Thierry Maillet : D’une manière générale, aujourd’hui, nous assistons à un basculement d’une économie traditionnelle vers une économie collaborative. De ce fait, il n’y avait pas d’offre organisée dans le marché de la photo au moment où nous l’avons créée. Je trouvais intéressant d’y participer. Qui plus est, Paris est une place forte en matière de photo, les plus grands salons et agences de presse sont en France. Il y a donc une certaine légitimité dans le fait de créer à Paris cette offre structurée de distribution pour la photographie professionnelle. Ce qu’on peut ajouter aussi c’est que l’explosion de l‘image amateur n’a pas réduit l’emploi ou l’utilité de la photo professionnelle. Le chercheur André Gunthert a montré que pour les grands médias, ces dix dernières années, seules deux photographies d’amateurs ont été utilisées pour des couvertures, le reste étant des photos professionnelles. Pour la communication, la photographie professionnelle reste l’Alpha et l’Omega, celle la plus usitée. On s’aperçoit que les entreprises continuent de privilégier la photographie professionnelle tant pour des questions de droit que de qualité ou de savoir travailler. Il n’y a pas opposition mais bien complémentarité. C’est vrai qu’Ooshot a vocation à rendre fluide ce qui est aujourd’hui le problème numéro 1 pour les photographes professionnels : l’accès au marché.

Pouvez-vous détailler ce qu’est Ooshot et en quoi est-ce un modèle disruptif ?
Valérie Hersleven : Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais nous n’avons pas de concurrent direct. Il y a des concurrents indirects, des clients qui dépensent leur budget photo ailleurs. Ce que nous avons développé pour la photo, c’est le ticket électronique du voyage. Avant, on voyageait avec un billet papier, puis est venu il y a dix ans le ticket électronique. C’est ça Ooshot. Ooshot permet de trouver un photographe, qui est lui-même présent sur la plateforme grâce à une invitation qui lui a été faite, gratuitement. A partir du briefing, jusqu’à la livraison, nous aidons le client à canaliser son besoin vis-à-vis du photographe. Celui-ci peut répondre dans un flux de discussion, qu’on incite à garder sur la plateforme, pour avoir une trace en cas de litige. Le photographe peut répondre avec un devis, on l’aide, on l’accompagne. Le client valide ou non, négocie, paie à la commande. Le photographe sait que quand il livre sa photo, il touche rapidement son revenu et n’a pas à attendre et effectuer de multiples relances. Pour le client, ça rassure également de se dire « le photographe est référencé sur une plateforme labellisée, c’est un pro, il sait répondre à un cahier des charges ». C’est un peu comme sur Airbnb, ça rassure de savoir que l’hôte est sur la plateforme. Le premier sujet des photographes, c’est la distribution. Ils ont du mal à négocier avec un client, mais avant tout ils ont du mal à mettre la main sur ce client.

J’ai vu que vous bénéficiez du soutien de Cap Digital, France Digital et de Scientipôle Croissance. Comment vous aident-ils ?
Thierry Maillet : France Digitale est une association qui a vocation à soutenir l’écosystème, on est content d’en faire partie. Nous sommes également contents d’avoir été sélectionné par Cap Digital, le pôle compétitivité de la région Ile-de-France. Concernant Scientipôle Croissance, on est encore heureux puisqu’ils nous ont labellisés en tant qu’entreprise innovante, ce qui est le cas d’une entreprise sur trois qui présente une candidature auprès d’eux. Ils nous ont également aidés financièrement. Enfin, nous sommes chez l’accélérateur The Family, qui a intégré 180 entreprises pour 3500 candidats. C’est une forme de montée en puissance progressive.

Valérie Hersleven : Ce qui est important, c’est qu’ils sont là, mais nous restons l’énergie créatrice. C’est nous qui décidons de les solliciter, quand et pourquoi. C’est un échange dans les deux sens !

Ooshot: la start-up du jour par Frenchweb.fr

ooshotValérie Hersleven répond à Adeline Raynal, journaliste pour Frenchweb.fr:

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette start-up?

Valérie Hersleven: J’ai été agent pendant 15 ans, et je voulais développer un outil en ligne censé faciliter les tâches administratives d’une production photo. Si l’on peut acheter un billet d’avion en ligne et voyager sans billet, pourquoi devrais-je, moi, travaillant dans l’industrie créative, encore recevoir par fax des bons de commande et passer 70% du temps d’une production dans l’organisation, et non de la création de contenu ? Ooshot est donc né suite à une vrai problème d’un marché créatif qui ne s’est pas encore industrialisé dans les process d’administration et production de contenus.

A quel besoin répondez-vous ? Qui sont vos clients?

Le besoin auquel nous répondons est le suivant: trouver un photographe professionnel, le briefer et le payer facilement sans avoir à gérer l’administration. Nos clients sont des entrepreneurs qui ne veulent pas dépenser de l’argent et du temps dans l’organisation d’un shooting. Ils ne veulent pas non plus se contenter d’une image non exclusive achetée en banque d’image (ou récupérée sur internet) qui ne véhicule pas le message unique de l’entreprise.

Quel est votre modèle économique ?

Nous demandons une commission de transaction dès que le client ou le photographe utilise notre application en ligne : le briefing, la discussion, le devis, la livraison des images et le règlement.

Qui sont vos concurrents?

Nous n’avons pas de concurrent directs. Nos concurrents indirects sont :

  • les réseaux sociaux (behance.net)
  • les banques d’images (GettyImages par exemple)
  • les sites d’appel d’offres (Eyeka …)
  • les agences (Freelancer, Myphotoagency, Odesk, Hopwork)

Nous offrons des outils de travail dans un réseau social, personne n’offre ces deux services combinés. Il existe sur le marché soir des sites de matchmaking, soit des éditeurs de logiciels.

Avez-vous déjà organisé une levée de fonds? Si oui auprès de qui, quand et combien? Sinon, est-ce envisagé?

Pour l’instant, les fonds qui ont servis à monter notre start-up proviennent de Love Money, du concours Scientipôle, et de fonds propres suite de la vente de mon agence.

Nous allons commencer à organiser une levée de fonds dans un mois.

Bénéficiez-vous de soutiens particuliers?

Oui, ce sont: TheFamily, CapDigital, Scientipôle, France Digitale et Mystartupinparis.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

Nous voulions d’abord créer des applications pour les photographes, on s’est rendu compte qu’il fallait d’abord attaquer le problème du client. Nous avons d’abord créé la communauté de photographes, et maintenant nous lançons le booking en ligne pour les clients.

Que faisiez-vous avant de monter cette société ?

J’ai commencé chez Apple, puis j’ai exercé dans la pub et comme agent de photographes à Bruxelles, Londres et Paris, et ce depuis 15 ans.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

L’animatrice Soda sur Radio21 (Belgique, je suis belge) qui tous les matins terminait son émission en disant : Au revoir, à demain et surtout n’oubliez pas : Quoi que vous fassiez aujourd’hui, faites le bien ! J’avais 22 ans et j’entendais cela tous les matins en arrivant chez Apple.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Toutes les personnes qui sortent de leur zone de confort, que ce soit Elon Musk ou le berger dans les Cévennes.

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Talking Visuals – Florian Meissner, EyeEm

Florian Meissner, the founder of Berlin-based EyeEm, presented his mobile community app, an Instagram competitor. Meissner believes that technology will help improve digital photography, and highlighted the importance of metadata and the different ways of indexing photos. To leverage both, EyeEm developed Eyesearch, which lets people find photos with a simplified search engine. Crucially, EyeEm does not believe in a model that enables users to index photos themselves.
For the opening of Talking Visuals, Daniel Barroy, the head of photography projects, also emphasised the importance of managing metadata in the service of photography. But how far will we have to go? Will we be obliged to manually improve the indexing and treatment of photographic metadata, or can this be automated?

#TalkingVisuals

Le fondateur du site berlinois EyeEm a présenté son application mobile communautaire, le premier concurrent d’Instagram. Florian a insisté sur l’importance des méta-données et sur les modalités d’indexation des photos. EyeEm a développé Eyesearch qui permet de trouver des photos avec une recherche simplifiée. Florian Meissner insiste sur le rôle de la technologie au service de la photographie en rétrécissant le capteur photographique. EyeEm ne délégue pas aux seuls utilisateurs l’indexation des photos.
En ouverture des Talking Visuals le chef de la mission de la photographie, Daniel Barroy, avait déjà insisté sur l’importance du traitement des méta-données. Mais jusqu’où irons nous ? Lirons nous pour améliorer l’indexation et le traitement des méta-données ? Est-ce que cette étape pourra être automatisée ?

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Teaser Talking Visuals

Le plus grand merci à Granon Digital d’avoir produit dans ce délai hypra court un teaser qui agace car il donne tellement envie d’en voir plus. Bravo à Valery et Antoine d’avoir rempli ce cahier de charges avec bcp d’esthétique.

Rendez-vous dès jeudi 21/11 pour la mise en ligne du premier speaker : Pingo van der Brinkloev.

Capture d’écran 2013-11-19 à 18.23.26

 

 

#TalkingVisuals