WNP – Consultation

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PRESTATIONS PONCTUELLES

2018 – WNP

Challenge

Placement ponctuel de motion designers dans l’équipe de création

Solution

Notre IA propose un photographe, validation par un humain


Résultat

L’agence choisit son freelancer selon le besoin créatif tout en ayant les avantages d’une équipe stable en interne

 

Ma lettre hebdomadaire sur la photo – Thierry Maillet

Le 19 juin j’ai été invité à notre deuxième conférence annuelle auprès des étudiants du Master de l’IFM sur l’enjeu de la photo pour la mode dans le e-commerce avec l’avocate Véronique Dahan et le co-fondateur de DiatlyMartin Gentil. Selon Martin, le succès des marketplaces ne se dément pas avec une croissance annuelle de 30% contre 10% pour le seul e-commerce qui atteint en Europe les 700 milliards d’euros. Et la France est le premier pays européen pour les marketplaces où des plateformes nationales comme La Redoute arrivent à mieux faire que l’ogre Amazon.

Dans une interview donnée au cabinet Roland Berger pour sa deuxième publication annuelle sur les marketplaces réalisée pour le compte de Mirakl (à télécharger gratuitement ici) je revenais déjà sur l’influence de ce nouveau mode de distribution particulièrement performant. Néanmoins il ne saurait remplacer le e-commerce qui suscite le désir et l’achat d’impulsion comme insiste le fondateur de vente-privée.com dans un entretien aux Echos.

Véronique et Martin ont convenu que la photo reste un élément moteur dans le succès des marques vendues en ligne. A tel point que Zalando refuserait 4 marques sur cinq pour photos inadéquates : ce n’est pas surprenant pour un site qui a été parmi les premiers à lancer la fonctionnalité de recherche par l’image sur mobile.

Le rôle toujours croissant de l’image pour le e-commerce se retrouve aussi dans la volonté de Pinterest de s’ouvrir à la publicité. Le 6 juin dernier j’étais avec Adrien Boyer, leur DG pour la France/Europe du Sud/Benelux (lire ici) qui présentait l’évolution de ce réseau aux déjà 200 millions de membres. Adrien insistait sur l’importance pour les marques et leurs partenaires dans leur écosystème d’apprendre à gérer leur relation avec les leaders d’influence, leurs distributeurs comme leur immersion dans les tendances du moment. En écoutant Adrien on pouvait avoir l’impression que Pinterest devenait le réseau BtoB par rapport à Instagram qui serait clairement BtoC. Au-delà, Pinterest pourrait peut-être émerger comme un réseau sans fake news ou fake influenceurs, en tout cas pour le moment J. Or le fake influenceur semble bien présent sur Instagram comme le rapporte l’ADN dans cette interview qui doit obliger tous les utilisateurs des réseaux sociaux : Instagrameurs : comment détecter les fake influenceurs ? . Cet article vient après l’enquête du NY Timesen janvier qui révélait le modèle économique des « fake followers » et le business généré tant chez les vendeurs de « fake accounts » que parmi les agences de réseaux sociaux qui commercialisent les « influenceurs » les plus intéressants pour les marques. (A titre complémentaire à lire le débat sur la Loi française sur les fake news et ses contradicteurs).

Cette évolution si risquée pour Instagram et Facebook a déjà incité les premiers annonceurs mondiaux à rebasculer vers les médias traditionnels une part de leur budget média : P&G ou Unilever qui annonce ne plus vouloir travailler avec les influenceurs achetant des « followers ».

Cette interpellation est aussi allée droit au cœur de Facebook qui travaille à éradiquer les fake photo. Les réseaux sociaux seront peut-être amenés à quitter leur rôle bien confortable d’hébergeur, rôle qui pouvait les dédouaner de toute responsabilité, pour endosser le rôle plus contraignant d’éditeur mais finalement peut-être plus pérenne. Dans ce cas l’émergence d’outils de mesure respectés et respectables deviendra un enjeu majeur de respectabilité pour les réeaux sociaux auprès des annonceurs comme l’est dans la presse l’association qui porte si bien son nom : « L’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias ». Les attaques (y compris judiciaires) qui visent actuellement Facebook pourraient donc aider Pinterest à se positionner comme un réseau pour les marques, et surtout pour leurs fournisseurs qui inclueraient alors aussi des particuliers, soit un réseau social peut-être moins Top-Down et moins élitiste qu’Instagram.

La semaine prochaine je vous parlerai de ce que j’ai vu et entendu aux Rencontres de la photographie à Arles et ce qu’il se dit de l’autre côté du miroir : ce que propose le Gouvernement pour améliorer le marché et que pensent les photographes de ce nouveau monde dans lequel ils ont un formidable rôle à jouer, … à condition d’en adopter les codes.

Ecrit à Paris ce 6 juillet, chaudement.

NB : pour les personnes intéressées par les nouvelles formes d’industrialisation de l’image dans la mode je vous signale mon intervention ce lundi 9 juillet lors d’une conférence au Salon de la Lingerie à Paris. Je reviendrai sur ces conclusions la semaine prochaine.

« Comment faire perdurer une photographie sur les réseaux? » par Thierry Maillet

Pour Thierry Maillet, phD. et co-fondateur d’Ooshot, pour que la photographie se transforme en un réel actif digital – « digital asset » – sur un site internet ou sur un réseau social, elle doit demeurer visible et permettre au photographe de « capter une part plus élevée de la valeur ajoutée » de son travail. En réfléchissant à une solution pour l’archivage des photographies dans les bases de données, qui les classeraient selon leur création passée, cette méthode pourrait permettre de pérenniser la visibilité de l’œuvre. La démarche de l’actif digital ouvre aussi la voie à de nouvelles questions et en premier la rémunération du photographe. Si un site de e-commerce rencontre un succès commercial en illustrant son contenu avec ses images, le photographe devrait être associé en étant rémunéré à hauteur de sa participation à cette réussite. Ainsi, si la photographie devient un réel actif digital, elle permet la formation de « mashup », qui, en mélangeant les contenus de différents sites, permet une présentation groupée d’œuvres provenant de sources distinctes. Dès lors l’actif digital est une re-création qui présente un type d’accrochage impossible en galerie.

Nous remercions les Mobile Monday pour l’organisation et l’accueil au Numa.

Brazil: photography, football and people

Starting June 12th, all eyes will be on Brazil. At Ooshot, we wanted to explore how photographers in Brazil interpret the country’s evolving landscape and its special relationship with football.
Below our selection of Brazilian photographers.

Eduardo Zappia
© Eduardo Zappia

 

“Goalposts can be found almost anywhere. From slums to sandy beaches.”
The Guardian


Ricardo Funari is a Brazilian photographer. In his images, football plays an essential role in the landscape.

 Football in BrazilBrazil photography

© Ricardo Funari

 

Brazilian football childhood

What are the origins of this passion? Christophe Simon is a French photographer working for AFP Brazil and Tony Barros, a Brazilian photographer, owns a studio in the favela called City of God. Together, they  depicted football through the eyes of children. Between February and May 2013, they gave cameras to a group of ten children and taught them the photography basics with only one assignment: telling their love for football. The results are poignant and whimsical. A partnership with AFP will continue until the 2016 Summer Olympics in Rio.

A few pictures from the project:

Brazil football childhood

© AFP/ Alexanoa

Brazil football childhood 2

© AFP/ Kauan Oliveira de Lima

Brazil football childhood

© AFP/ Silvana

 

Caio Reisewitz and the relationship between urbanization and nature

The recent Sao Paulo metro strike highlighted ongoing social and environmental concerns in Brazilian society. Because of rising public transport costs, Brazilian authorities have faced protests since March 2013. People are also blaming officials for corruption and what they perceive as irresponsible spending for the World Cup. In May, a few Amazonia tribesmen joined the fray, demanding protection of their lands.

For 20 years, photographer Caio Reisewitz has studied the complex link between economic development and its consequences on Brazil’s environment. To share his learnings, he created photo collages that mix urban and rural landscapes. In a 2012 interview, he expressed his wish to  “give the spectator the perception that something more global [was] happening within nature, whether mankind intervenes or not.”

Brazil environmentBrazil environment 2

© Caio Reisewitz

 

Giving « what we reject a way of not being rejected”

Laurence Guenoun, a French photographer based in Rio, uses her camera to explore the connections between nature, economic development and people. Her project, “O Jardim da Esperança”, depicts one of the world’s largest opencast landfills, near Rio. Its inhabitants, dubbed the “Catadores”, earn a living by transforming what’s around them; or in their words, giving “what we reject a way of not being rejected.” She is also working on a documentary about Jardim de Gramacho’s community, its inhabitants and the vision of the kids through the pictures they take.

Ooshot portfolio

Screenshot from Laurence Guenoun’s portfolio « Jardim de Gramacho »

 

“It’s not all about football”

In a recent interview, Marta Suplicy, Minister of the State of Culture in Brazil, said there is more to her country than Pelé, favelas and Carnaval. The World Cup theme and its promotional video are already facing tough criticism for the stereotypes they reinforce: singing in English and Spanish, Caribbean rhythms, grinning Capoeira dancers, a Cuban rapper, Pitbul… and Jennifer Lopez who actually hails from Puerto Rico.

The debate demonstrates that the many facets of a nation cannot possibly be depicted in a 3-minute song meant for mainstream listeners. Our Moodboard provides more glimpses of Brazil’s richness, from the eyes of its photographers.

Brazil photographs