Comment mieux rémunérer ses prestataires créatifs ?

Chers tous,

Le 30 juin un des chroniqueurs français les plus en vue de la photographie en France, Michel Guerrin, interpellait l’écosystème en invoquant la sous-rémunération des photographes durant les Festivals de l’été et notamment le plus important, les Rencontres de la photographie à Arles. Comme la France en a le secret, une nouvelle polémique était lancée sur la rémunération des photographes. Une lettre ouverte signée par de prestigieux photographes et leurs agences et publiée dans Libération s’émouvait aussi de cette situation à laquelle la Ministre répondait depuis Arles en demandant une rémunération systématique des photographes dont les œuvres sont accrochées dans les Festivals et une rémunération plus rapide des photographes de presse. Cette polémique résonnait aussi avec le report du projet de loi sur la protection du droit d’auteur devant le Parlement européen au début du mois dont pourtant certains se félicitaient.

  1. Dans ce contexte particulièrement polémique quelques constats communs et agréés par tous ressortent :La forte croissance des professions créatives sous statut de freelance exige l’adaptation des entreprises donneurs d’ordre : une étude estime que 50% de la population travaillera sous ce statut en 2030 aux Etats-Unis.
  2. Le problème n’est donc absolument pas le marché car les débouchés sont amenés à croître de manière exponentielle et notamment dans la photo mais bien de trouver la juste rémunération et un traitement équitable des freelances dont les photographes. Des marques ont par exemple multiplié par trois leur nombre de visuels en trois ans pour satisfaire à la demande combinée du e-commerce et d’Instagram.
  3. La réponse réside donc dans la combinaison de deux leviers : une direction politique suggérée par l’Administration d’une rémunération responsable des artistes et « en même temps » une ambition technologique en proposant des moyens de rémunération innovants pour permettre aux photographes de vendre beaucoup plus facilement leurs œuvres (à quand un QR code sur les cartels dans les festivals ou les journaux en ligne pour acheter directement la photographie par exemple ?)
  4. La juste rémunération que pourrait suggérer l’Administration est nécessaire pour protéger les photographes des possibles excès du modèle des plateformes tels que ceux vécus actuellement en France par les coursiers des plateformes alimentaires.
  5. En parallèle les grandes entreprises militent aussi pour l’adoption d’un « Fair Price » afin de ne pas se voir reprocher des comportements contraires à leur engagement d’une politique responsable d’un point de vue social et environnemental (RSE). Or, l’achat en connaissance de cause de prestations à des prix ouvertement trop bas ou en dehors du marché peut aussi poser un problème aux donneurs d’ordre lorsqu’ils traitent avec des freelances comme cela a été le cas lorsqu’ils se fournissent dans des pays lointains où le respect des règles fondamentales n’est pas toujours avéré. Or une récente étude d’Unilever a montré qu’un tiers des consommateurs était sensible à cette question du respect de la RSE qui va aussi dans les années à venir concerner les Freelances.

Ecrit à Paris avec bonheur ce 17 juillet.

Pourquoi Ooshot devient indispensable ?

mode, at home, editorial

© Fred Chapotat

L’autre jour, un client était à la recherche d’un photographe pour illustrer son site web. Ni une ni deux, il parcourt le pool de photographes sur Ooshot et trouve en un rien de temps son bonheur. Facile me diriez-vous avec le système de répertoire et de filtrage intelligent d’Ooshot !  Ne perdant pas une minute, il prend contact avec le photographe via la plateforme sécurisée d’Ooshot. Le photographe lui répond, se montrant d’entrée très emballé par ce projet.

Après de nombreux briefs, tous deux se mettent d’accord sur le déroulement du shooting. Entre nous, c’est quand même bien pratique de pouvoir discuter entre professionnels confirmés en toute sécurité dans un espace en ligne dédié. Mais nous nous égarons ….

Le photographe envoie au client le devis édité via Ooshot, qui peut l’accepter en ligne. La séance peut enfin commencer ! Le photographe effectue son travail sans encombre dans les délais impartis et envoie le projet au client qui s’avère comblé par la prestation !

Mais une histoire sans péripéties ni rebondissements, ne serait pas une histoire bien passionnante, n’est-ce pas ? Un peu de patience, nous y arrivons avec l’étape du paiement !

Le devis étant accepté, aucun problème à l’horizon ne se profile. Quand soudain, Damned !, le photographe souhaite que le client paie directement ce qu’il lui doit sans passer par la plateforme sécurisée d’Ooshot (qui d’ailleurs deviendra automatique très bientôt mais chut … c’est encore un secret), tout en l’invitant à régler les frais supplémentaires à côté (commissions d’Ooshot, prise en charge des reversements à l’Agessa). Grave erreur, déclamons nous !

« Avec Ooshot, la collaboration avec un photographe devient facile. »

En effet, l’édition en ligne des devis et factures qui intègrent la gestion des droits d’auteur et les questions d’assurance est un gagne-temps considérable! En ne vous occupant plus de toute cette paperasse (reversement de tel pourcentage à tel organisme, etc.) vous vous concentrez uniquement sur la créativité et l’exécution du projet. Et avouons-le, c’est bien l’essentiel ! En choisissant de ne pas passer par la plateforme d’Ooshot, tous vos avantages administratifs passent à la trappe, quel dommage quand on sait qu’Ooshot se veut intuitif et simple d’utilisation.

Alors, pourquoi faire compliqué, quand on peut faire si simple ? Préférez le talent et le professionnalisme d’Ooshot.

Ooshot: la start-up du jour par Frenchweb.fr

ooshotValérie Hersleven répond à Adeline Raynal, journaliste pour Frenchweb.fr:

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette start-up?

Valérie Hersleven: J’ai été agent pendant 15 ans, et je voulais développer un outil en ligne censé faciliter les tâches administratives d’une production photo. Si l’on peut acheter un billet d’avion en ligne et voyager sans billet, pourquoi devrais-je, moi, travaillant dans l’industrie créative, encore recevoir par fax des bons de commande et passer 70% du temps d’une production dans l’organisation, et non de la création de contenu ? Ooshot est donc né suite à une vrai problème d’un marché créatif qui ne s’est pas encore industrialisé dans les process d’administration et production de contenus.

A quel besoin répondez-vous ? Qui sont vos clients?

Le besoin auquel nous répondons est le suivant: trouver un photographe professionnel, le briefer et le payer facilement sans avoir à gérer l’administration. Nos clients sont des entrepreneurs qui ne veulent pas dépenser de l’argent et du temps dans l’organisation d’un shooting. Ils ne veulent pas non plus se contenter d’une image non exclusive achetée en banque d’image (ou récupérée sur internet) qui ne véhicule pas le message unique de l’entreprise.

Quel est votre modèle économique ?

Nous demandons une commission de transaction dès que le client ou le photographe utilise notre application en ligne : le briefing, la discussion, le devis, la livraison des images et le règlement.

Qui sont vos concurrents?

Nous n’avons pas de concurrent directs. Nos concurrents indirects sont :

  • les réseaux sociaux (behance.net)
  • les banques d’images (GettyImages par exemple)
  • les sites d’appel d’offres (Eyeka …)
  • les agences (Freelancer, Myphotoagency, Odesk, Hopwork)

Nous offrons des outils de travail dans un réseau social, personne n’offre ces deux services combinés. Il existe sur le marché soir des sites de matchmaking, soit des éditeurs de logiciels.

Avez-vous déjà organisé une levée de fonds? Si oui auprès de qui, quand et combien? Sinon, est-ce envisagé?

Pour l’instant, les fonds qui ont servis à monter notre start-up proviennent de Love Money, du concours Scientipôle, et de fonds propres suite de la vente de mon agence.

Nous allons commencer à organiser une levée de fonds dans un mois.

Bénéficiez-vous de soutiens particuliers?

Oui, ce sont: TheFamily, CapDigital, Scientipôle, France Digitale et Mystartupinparis.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

Nous voulions d’abord créer des applications pour les photographes, on s’est rendu compte qu’il fallait d’abord attaquer le problème du client. Nous avons d’abord créé la communauté de photographes, et maintenant nous lançons le booking en ligne pour les clients.

Que faisiez-vous avant de monter cette société ?

J’ai commencé chez Apple, puis j’ai exercé dans la pub et comme agent de photographes à Bruxelles, Londres et Paris, et ce depuis 15 ans.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

L’animatrice Soda sur Radio21 (Belgique, je suis belge) qui tous les matins terminait son émission en disant : Au revoir, à demain et surtout n’oubliez pas : Quoi que vous fassiez aujourd’hui, faites le bien ! J’avais 22 ans et j’entendais cela tous les matins en arrivant chez Apple.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Toutes les personnes qui sortent de leur zone de confort, que ce soit Elon Musk ou le berger dans les Cévennes.

En savoir plus sur http://frenchweb.fr/la-start-up-du-jour-ooshot-se-reve-en-booking-com-de-la-photo/166831#0M4z9fXFcJsz0UyW.99