Discussion: Can the art world appropriate photographic commissions as art pieces?

COSMECIL

© Man Ray Trust / ADAGP, Paris 2018

Can the art world appropriate photographic commissions as art pieces?

“Madame, pleurez au cinéma, pleurez au théâtre, riez aux larmes, sans crainte pour vos beaux yeux…”

This tagline probably doesn’t ring a bell, but the photo attached, « Glass Tears », is a masterpiece of Man Ray (1933). We wouldn’t have been able to enjoy this prestigious artwork without the commission of a mascara brand.

It thus seems legitimate to explore the fuzzy borders between art and commercial works. Can the advertising market borrow art standards or does the commissioned artist remains limited to commercial, advertising selling standards? Can both industries create unique iconic artworks? What is the role of a commissioner?

Following Ooshot’s reflexion, Paris Photo proposed to lead a discussion on this topic at the Paris Photo 2018 edition.

The discussion was led by Christoph Wiesner, Art Director of Paris Photo with following guests: Thierry Maillet, co-founder and Managing Director of Ooshot, Florian Ebner, Chief Curator of The Centre Pompidou, Oliviero Toscani, photographer and David Furst, International Picture Editor at the New York Times.

You can view the video here which shows the vast terrain yet to be explored.

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Trio

Thierry Maillet

Ma lettre hebdomadaire sur la photo – Thierry Maillet

Le 19 juin j’ai été invité à notre deuxième conférence annuelle auprès des étudiants du Master de l’IFM sur l’enjeu de la photo pour la mode dans le e-commerce avec l’avocate Véronique Dahan et le co-fondateur de DiatlyMartin Gentil. Selon Martin, le succès des marketplaces ne se dément pas avec une croissance annuelle de 30% contre 10% pour le seul e-commerce qui atteint en Europe les 700 milliards d’euros. Et la France est le premier pays européen pour les marketplaces où des plateformes nationales comme La Redoute arrivent à mieux faire que l’ogre Amazon.

Dans une interview donnée au cabinet Roland Berger pour sa deuxième publication annuelle sur les marketplaces réalisée pour le compte de Mirakl (à télécharger gratuitement ici) je revenais déjà sur l’influence de ce nouveau mode de distribution particulièrement performant. Néanmoins il ne saurait remplacer le e-commerce qui suscite le désir et l’achat d’impulsion comme insiste le fondateur de vente-privée.com dans un entretien aux Echos.

Véronique et Martin ont convenu que la photo reste un élément moteur dans le succès des marques vendues en ligne. A tel point que Zalando refuserait 4 marques sur cinq pour photos inadéquates : ce n’est pas surprenant pour un site qui a été parmi les premiers à lancer la fonctionnalité de recherche par l’image sur mobile.

Le rôle toujours croissant de l’image pour le e-commerce se retrouve aussi dans la volonté de Pinterest de s’ouvrir à la publicité. Le 6 juin dernier j’étais avec Adrien Boyer, leur DG pour la France/Europe du Sud/Benelux (lire ici) qui présentait l’évolution de ce réseau aux déjà 200 millions de membres. Adrien insistait sur l’importance pour les marques et leurs partenaires dans leur écosystème d’apprendre à gérer leur relation avec les leaders d’influence, leurs distributeurs comme leur immersion dans les tendances du moment. En écoutant Adrien on pouvait avoir l’impression que Pinterest devenait le réseau BtoB par rapport à Instagram qui serait clairement BtoC. Au-delà, Pinterest pourrait peut-être émerger comme un réseau sans fake news ou fake influenceurs, en tout cas pour le moment J. Or le fake influenceur semble bien présent sur Instagram comme le rapporte l’ADN dans cette interview qui doit obliger tous les utilisateurs des réseaux sociaux : Instagrameurs : comment détecter les fake influenceurs ? . Cet article vient après l’enquête du NY Timesen janvier qui révélait le modèle économique des « fake followers » et le business généré tant chez les vendeurs de « fake accounts » que parmi les agences de réseaux sociaux qui commercialisent les « influenceurs » les plus intéressants pour les marques. (A titre complémentaire à lire le débat sur la Loi française sur les fake news et ses contradicteurs).

Cette évolution si risquée pour Instagram et Facebook a déjà incité les premiers annonceurs mondiaux à rebasculer vers les médias traditionnels une part de leur budget média : P&G ou Unilever qui annonce ne plus vouloir travailler avec les influenceurs achetant des « followers ».

Cette interpellation est aussi allée droit au cœur de Facebook qui travaille à éradiquer les fake photo. Les réseaux sociaux seront peut-être amenés à quitter leur rôle bien confortable d’hébergeur, rôle qui pouvait les dédouaner de toute responsabilité, pour endosser le rôle plus contraignant d’éditeur mais finalement peut-être plus pérenne. Dans ce cas l’émergence d’outils de mesure respectés et respectables deviendra un enjeu majeur de respectabilité pour les réeaux sociaux auprès des annonceurs comme l’est dans la presse l’association qui porte si bien son nom : « L’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias ». Les attaques (y compris judiciaires) qui visent actuellement Facebook pourraient donc aider Pinterest à se positionner comme un réseau pour les marques, et surtout pour leurs fournisseurs qui inclueraient alors aussi des particuliers, soit un réseau social peut-être moins Top-Down et moins élitiste qu’Instagram.

La semaine prochaine je vous parlerai de ce que j’ai vu et entendu aux Rencontres de la photographie à Arles et ce qu’il se dit de l’autre côté du miroir : ce que propose le Gouvernement pour améliorer le marché et que pensent les photographes de ce nouveau monde dans lequel ils ont un formidable rôle à jouer, … à condition d’en adopter les codes.

Ecrit à Paris ce 6 juillet, chaudement.

NB : pour les personnes intéressées par les nouvelles formes d’industrialisation de l’image dans la mode je vous signale mon intervention ce lundi 9 juillet lors d’une conférence au Salon de la Lingerie à Paris. Je reviendrai sur ces conclusions la semaine prochaine.

Ma semaine en images – Thierry Maillet

Depuis bientôt deux ans je me suis immergé au cœur d’une des plus formidables évolutions de l’Internet : sa mise en images. L’image est le premier moteur de la croissance du e-commerce (au XX° siècle c’était no parking, no sales) aujourd’hui c’est « no images, no sales ».

Amazon annonce 5% de ventes additionnelles par photo supplémentaire et une grande marque de cosmétique a multiplié par trois son contenu visuel en trois ans [1]. Encore plus marquant : selon une étude menée auprès de 2600 e-marchands dans le monde, « les sites e-commerce analysés constatent une augmentation de 111 % de leur taux de conversion et de 180 % de leur chiffre d’affaires par visiteur lorsque les acheteurs interagissent avec des photos et vidéos issues des réseaux sociaux » [2].

A la fin du mois de mai j’ai eu la chance d’être invité à Vivatech avec Ooshot au titre de « Accelerate Business Partners »[3]. J’y ai pu me rendre compte des nouvelles utilisations de la photo en essayant de les classifier en deux catégories qui toutes deux portent l’image vers de nouvelles applications. 1/ La photographie-augmentée présentée sur le stand de LVMH avec les hologrammes qui vont permettre de projeter l’image en dehors du support traditionnel, hier le papier, aujourd’hui l’écran.

2/ La seconde catégorie relève de l’image étendue : c’est la photographie-data ou la reconnaissance par l’image. La première modalité associe de très fortes puissances de calcul (MicrosoftGoogle avec Google Lens qui arrive en France). Le second type de photographie-data établit des liens avec des outils d’identification comme le code barre pour faire de la photo un élément constitutif du produit comme chez GS1 France, l’organisme actif de la normalisation des méthodes de codage utilisées dans la chaîne logistique.

A l’automne 2017 les animatrices du Master of Fashion & Technology sous l’ombrelle de la chaire LectraValérie Moatti et Céline Abecassis-Moedas m’avaient demandé de développer une nouvelle thématique pour leurs étudiants. J’avais alors été frappé par la faiblesse des comptes Instagram d’Amazon, pourtant le premier E-Commerçant au monde. Leurs étudiants ont réalisé une analyse complète qui a donné lieu à un article dans The Conversation puis à une conférence organisée à l’ESCP le 6 juin (la vidéo ici). Cette analyse a montré que les marques, de luxe les mieux installées Chanel et Dior, ou de sportswear Nike et Adidas, avaient beaucoup mieux investi et utilisé Instagram que les distributeurs. Ainsi, le compte Instagram d’Amazon Fashion ne compte que 256.000 abonnés contre 28 millions pour Chanel ou 19,9 millions pour Dior. Or, comme le rapportait ce 20 juin Ilan Benhaim (co-founder de Vente Privée) à la conférence E-Commerce de la FEVAD, Amazon souhaiterait atteindre les 25% de parts de marché de la mode vendue on line en 2025.

Dès lors, une confrontation croissante semble se mettre en place entre deux nouvelles formes de distribution : Instagram vs. les sites de e-commerce dont les marketplaces (les chiffres sont disponibles sur ce très complet blog sur le E-Commerce). Ainsi les marques vont chercher à moins dépendre des sites de e-commerce en augmentant leur présence sur Instagram. Simultanément, les E-Commerçants recherchent de nouvelles solutions pour ne pas laisser Instagram accaparer une part toujours croissante des achats peut-être à travers la « Smart Photo » afin de faciliter au maximum le processus d’achat.

La photo est ainsi au cœur de ce combat entre Instagram et les sites de e-commerce, entre créativité et simplification pour capter le maximum de consommateurs.

 

The Best Ways to Prepare for a Photo Shoot

Having professional pictures taken can be a fun way to dress up and see yourself in the creative ways your photographer portrays you. Although the majority of work is done by the photographer – choosing poses, adjusting the lighting and ultimately editing the pictures, there are still things that you need to do in order to have the perfect shoot.

Dressing the Part

MARION LEFLOUR |Camille sweet sixties

Choosing an outfit for your photo shoot is the most important thing you can do aside from showing up. It sets the tone for your photos by helping the photographer choose the backdrop. Clothing should be logo-free and you should try to choose pieces that don’t draw too much attention, taking the focus away from your face. Neutral colors and soft pastels work best because they are the easiest to match, stay away from loud, vibrant selections. If you are doing family photos, dressing similar but not identical usually works best. Your outfits should complement each other.

Having everything picked out and ready to go ahead of time will save you time the day of your shoot. This also gives you time to have everything ironed and lint and hair free. Good photography will pick up every detail, so having wrinkle-free clothes without lint or animal hair is very important if you want good pictures.

Avoid Day-Of Treatments

Doing things like having your hair highlighted or getting a facial the day of your pictures is an overall bad idea. Anything out of your ordinary routine poses the risk of having something happen that can alter the look you are going for. Imagine if your stylist screwed up the color of your hair and didn’t have the time to fix it. Likewise, getting a facial that day can cause redness and blotchiness that even the best editing job would have a hard time hiding.

Trying a new makeup product falls in the same line as not changing anything the day of your pictures, especially for those with sensitive skin. Without trialing the makeup you can’t be 100% sure of the color or how the makeup will look on. Additionally, it could cause a rash or breakout on your face that is unwanted and can spoil your pictures.

If you want to have these things done prior to your session, try to schedule them roughly a week before. This gives you time to play around with a new hairstyle, time for any facial abrasions to heal and you can be sure the makeup is exactly the look you are striving for.

Other Last Minute Essentials

Your outfits are ready to go the morning of the shoot, now what? Relax, take it easy and follow these simple steps for achieving the best pictures you can.

  • Eat before you go. Photoshoots can be long and it can be hours before you are able to grab food, so eating a full meal before you head out the door is strongly recommended. Additionally, most people lose patience when they are hungry and don’t end up with the pictures they were hoping for.
  • Arrive groomed and ready. Have your makeup done, teeth brushed and are clean shaven before leaving the house. It makes it easier for everyone. Make sure to throw a brush in your bag for quick touch ups.
  • If children are involved, bring something to entertain. Anything from a small toy to a book to an iPad. Sessions can be long and keeping them distracted when it’s not their turn is essential to keeping the shoot on pace.
  • Come prepared with ideas. While not required, if there is a pose or idea that you saw somewhere else and loved, bring the photo or bring up the idea. Ooshot photographers will work to give you exactly what you want and some love being given new ideas. To give them the perfect idea of what you’re looking for, make a Moodboard in your Ooshot account. A well-curated Moodboard will communicate exactly what your perfect style looks like, so your photographer gets it right the first time!

Take it All In

Michael Schnabel

Once you have everything ready and have followed all of the guidelines recommended, the next best thing you can do is to take it all in and enjoy yourself. Any good photographer wants you to enjoy the experience just as much as they are enjoying the chance to show you their creative side. The best prints happen when you are able to relax and really get into the session. Concentrating too much or worrying can negatively affect your pictures by making you look uptight and nervous. A relaxed atmosphere makes the photos much more candid and less posed.

Ooshot is the world’s premier digital photography concierge. We make it easy to find the right photographer to match your style with Moodboards, which are collections of your favorite photographs and styles so you can easily turn your ideas into real-life masterpieces.

Le premier portrait photographique au monde n’a pas trouvé acquéreur – l’hôtel Drouot

M.Huet, de Louis Daguerre, 1837

M.Huet, de Louis Daguerre, 1837

Jeudi 19 mars, l’étude Pierre Bergé & Associés a proposé à la vente une partie d’une collection privée de photographies qui serait, selon l’étude, « la plus importante collection privée proposée aux enchères depuis plus de 10 ans. « 

Mais quelle était cette fameuse collection ? Les propriétaires sont restés anonymes, en témoigne le titre de la vente « Une histoire particulière de la photographie. Collection de Monsieur et Madame X ».

En tous cas, le catalogue de vente mentionne des photographies allant de l’invention de la technique jusqu’à nos jours. Invention de la technique, c’est-à-dire que le premier portrait photographique au monde était présent à la vente. Réalisé en 1937 par Louis Daguerre, le cliché fut pris deux ans avant la commercialisation du procédé qui rendit officielle l’invention de la photographie : le daguerréotype. On avait toujours cru que le premier portrait de l’histoire de la photo était américain, jusqu’à ce que le collectionneur et marchand Marc Pagneux en fasse la découverte en 1989. Cette année là, Marc Pagneux affirmait : «Ce portrait a trop de valeur pour qu’on puisse se permettre une estimation. Une image comme ça, c’est un patrimoine national.»  Il est tout de même proposé entre 600 000 et 800 000 euros à la vente. Mais surprise, le 19 mars, personne n’a voulu du portrait : ni collectionneurs, ni institutions pourtant présentes et ayant préempté plusieurs œuvres (Quai Branly, Bnf et Maison Victor Hugo).

L’œuvre est pourtant on ne peut plus attendue vu sa rareté et son caractère hautement historique, tout comme l’ensemble de la vente, qui, pour le reste, présente des œuvres exceptionnelles. Les plus grands auteurs des 19ème et 20ème siècles s’y retrouvent : Gustave Le Gray, Charles Nègre, Auguste Salzmann, Man Ray, André Kertész, Sherril Schell… Mais les adjudications son restées basses, avec la majorité des œuvres vendues en-dessous de 10 000 euros.

Quelques œuvres de Le Gray ont tout de même atteins les 50 000 euros et un tirage de Charles Nègre est allé jusqu’à 41 216 euros. Cependant, sur 341 lots proposés à la vente, seuls trois ont dépassé la barre des 100 000 euros: une oeuvre de Camille Silvy, vendu 131 684 euros, une photo peinte à la gouache de Pierre-Louis Pierson adjugée à 313 600 euros et  une photo de Le Gray, record de la vente, adjugé 500 500 euros. .

La collection de « Monsieur et Madame X » a pourtant fait l’objet de plusieurs expositions en institutions, notamment au Centre Pompidou et au Petit Palais. Le pedigree des œuvres, leur authenticité, leur caractère inédit auraient dû faire monter les enchères au plafond… L’étude Pierre Bergé & Associés attendait, à juste titre, un résultat positif de cette vente historique« L’apparition sur le marché d’une collection construite sur plusieurs décennies est toujours un événement pour les amateurs invités ou des vendeurs décidés ». C’est donc une surprise que la vente n’ait pas eu les retours attendus. Or selon l’étude, de nombreux collectionneurs étaient au rendez-vous : beaucoup d’américains, peu de français. Peut-être était-ce la peur que les oeuvres soient constituées « trésor national » par l’Etat, ou alors juste une mauvaise période pour une vente aussi prestigieuse. On peut aussi penser que proposer des oeuvres couvrant une période aussi longue n’était pas judicieux: amateurs de photographie ancienne et contemporaine se croisent dans la salle, qui n’est jamais pleine, et les batailles  entre enchérisseurs n’ont pas lieu. Enfin, le critère qui sembla le plus déranger est l’absence d’expert photo nommé pour la vente: ce sont donc les vendeurs qui firent la sélection des lots et qui leurs donnèrent leur valeur. Des estimations, à priori, jugées bien trop hautes par les collectionneurs présents.

Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 3

Capture d’écran 2014-12-03 à 15.01.11© Loli Maeght 

Hadopi: Comment est prévu le développement stratégique et marketing de Ooshot ?

Thierry Maillet : Une phrase dit que « un événement n’a jamais existé tant qu’il n’apparait pas en ligne ». C’est vrai que nous attachons beaucoup d’importance à cela. Notre développement est prévu en France et à l’étranger, notamment Outre-Atlantique.

Valérie Hersleven : On a une collaboration assez importante aux Etats-Unis que nous espérons annoncer mi-décembre. C’est important de voir que dans une start-up digitale, il y a une vraie évolution du beta avant de passer à la version finale.

Enfin, dans une autre interview, on vous avait demandé « quelle est la personnalité que vous admirez le plus » et vous avez répondu « toute personne qui sort de sa zone de confort ». Comment en sortir pour vous ?

Valérie Hersleven : (rires) En vendant mon agence qui marchait très bien ! En quittant Bruxelles, en allant vivre à Londres, à Paris. Chaque fois qu’on est bien assis au chaud, on se lève et on va sur une chaise un peu plus dure !

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Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 2

Capture d’écran 2014-12-03 à 14.37.40

 

Hadopi: Vous proposez tous types de photos sur Ooshot ?

Valérie Hersleven : Oui. Il y a 25 catégories, de portrait à événement, en passant par la nature morte, le culinaire ou le sport. Le site est en béta actuellement, il sera vraiment public d’ici la fin de l’année. L’idée est que le client arrive sur le site, utilise le moteur de recherche par rapport à son besoin, le lieu – nous avons 37 pays à ce jour – et une date. Il y a ensuite une proposition d’une liste de photographes, avec des prix ou non, selon qu’il ait rempli cette partie du formulaire.  

 

Comment a été effectué le choix des photographes ? Comment définir un photographe professionnel ?

Valérie Hersleven : Aujourd’hui, je m’occupe de la sélection, mais ça n’a pas vocation à durer. On a plein d’idées : la cooptation, la communauté. On est au stade de démarrage sur ce sujet. Qu’est ce qui détermine un photographe pro ? Je crois que c’est d’avoir été quinze ans agent et en deux secondes, je peux voir sur un site, un travail, une présentation si c’est un photographe qui peut répondre à un cahier des charges. Le sujet n’est pas tant le goût. Je peux ne pas aimer, le client également, mais c’est vraiment se dire que demain, si un client vient sur Ooshot, il ne se retrouve pas avec un photographe qui lui dise « ah je ne travaille qu’en lumière naturelle, ça je ne peux pas reproduire ». Nous voulons des photographes qui sachent où trouver les gens, avec qui travailler, repérer les lieux, répondre à une demande d’un client. Instagram nous fait énormément de bien, car beaucoup d’entrepreneurs, de PDG comprennent que prendre son téléphone et faire une photo de quelque chose que l’on voit c’est une chose, reproduire une mise en scène, c’est autre chose.

Qui sont aujourd’hui  vos clients ?

Valérie Hersleven : Nos clients, en général, sont ces nouveaux entrepreneurs, startupers qui ont entre 300 et 10 000 € de budget pour leur communication et qui ont besoin de photos pour leur site.

Thierry Maillet : Le picture marketing est un élément important à prendre en compte. 67% des acheteurs sur internet se fient à l’image plutôt qu’au commentaire quand ils achètent un produit en ligne. L’image a vraiment un rôle très important. Je pense même qu’on peut lui faire jouer un rôle de plus en plus important. Ooshot a également une offre dédiée pour aider les entreprises, lorsqu’ils organisent des événements, pour véritablement transformer leur événement en un actif digital. C’est-à-dire que l’événement existe en ligne et magnifie ce qui s’est passé préalablement en live.

Valérie Hersleven : Toutes les sociétés font des événements aujourd’hui, pas mal font des photos via un employé, mais souvent ça s’arrête là. Il y a peu d’utilisation marketing ou digital par la suite. Si vous engagez un photographe, il peut y avoir production d’une vidéo, qui sera ensuite envoyée aux clients. On peut capitaliser digitalement sur son événement par la suite. C’est beaucoup d’efforts pour une durée limitée, qui nécessiterait d’être développée.

A quel point la dimension sociale est importante pour votre site et plus généralement pour votre communication ?

Valérie Hersleven : C’est très important, de rencontrer des gens. Thierry a notamment travaillé sur le sujet dans sa thèse, en décrivant les lieux de médiation, qui permettent aux projets de voir le jour, pendant des événements. Ooshot se construit au travers de rencontres physiques et virtuelles.

Thierry Maillet : D’où l’importance d’être localisé à Paris. Il y a énormément d’événements en novembre pour le mois de la photographie. Nous sommes invités à y participer car nos interlocuteurs photographes savent qu’on va compter de plus en plus comme canal de distribution, mais aussi pour réfléchir ensemble à ce que va être la profession, la communauté et ses moyens d’expression. Il y a dans la profession de la photographie des moments très importants : le mois de la photo à Paris, les festivals d’Arles et de Perpignan. A chaque fois, on se rend compte à quel point il est important d’être présent, d’expliquer ce que nous apportons aux photographes et d’échanger avec eux sur des nouvelles pistes de développement et de travail.

Interview avec Thierry Maillet et Valérie Hersleven cofondateurs de Ooshot – Partie 1

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Rencontre entre l’Hadopi et les co-fondateurs d’ooshot:  Valérie Hersleven et Thierry Maillet

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et ce qui vous a conduit à créer Ooshot ?
Valérie Hersleven : J’étais agent de photographe pendant 15 ans et je servais des clients et des photographes. Je passais énormément de temps à faire des tâches administratives. J’étais très contente, l’agence marchait vraiment bien, mais j’avais le nez dans les papiers et je n’étais pas en train de travailler avec mes photographes sur du contenu créatif. J’ai contacté mon développeur, qui avait alors créé mon site, et lui demandait de créer un intranet, afin d’avoir les devis, la facturation et le planning des photographes à portée de main et ainsi réduire le temps passé sur ce type de tâches. J’ai compris l’énormité du projet. En 2007, j’avais monté grâce à Thierry, un « Myspace des photographes », suite à la parution en 2006 de son ouvrage sur la génération participation (Génération Participation, Thierry Maillet, (poche) éditions 10/18, 2008). Les deux choses ont fait que je me suis dit « c’est énorme ce que je peux créer, c’est un outil et un besoin pour toute une industrie. Créons Ooshot ». Au début, c’était plus un réseau social de créatifs qui a évolué vers un modèle qui pourrait s’apparenter au booking.com de la photo. C’est vraiment en ayant le nez dans les problèmes que l’idée de créer Ooshot est venue.

Thierry Maillet : D’une manière générale, aujourd’hui, nous assistons à un basculement d’une économie traditionnelle vers une économie collaborative. De ce fait, il n’y avait pas d’offre organisée dans le marché de la photo au moment où nous l’avons créée. Je trouvais intéressant d’y participer. Qui plus est, Paris est une place forte en matière de photo, les plus grands salons et agences de presse sont en France. Il y a donc une certaine légitimité dans le fait de créer à Paris cette offre structurée de distribution pour la photographie professionnelle. Ce qu’on peut ajouter aussi c’est que l’explosion de l‘image amateur n’a pas réduit l’emploi ou l’utilité de la photo professionnelle. Le chercheur André Gunthert a montré que pour les grands médias, ces dix dernières années, seules deux photographies d’amateurs ont été utilisées pour des couvertures, le reste étant des photos professionnelles. Pour la communication, la photographie professionnelle reste l’Alpha et l’Omega, celle la plus usitée. On s’aperçoit que les entreprises continuent de privilégier la photographie professionnelle tant pour des questions de droit que de qualité ou de savoir travailler. Il n’y a pas opposition mais bien complémentarité. C’est vrai qu’Ooshot a vocation à rendre fluide ce qui est aujourd’hui le problème numéro 1 pour les photographes professionnels : l’accès au marché.

Pouvez-vous détailler ce qu’est Ooshot et en quoi est-ce un modèle disruptif ?
Valérie Hersleven : Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais nous n’avons pas de concurrent direct. Il y a des concurrents indirects, des clients qui dépensent leur budget photo ailleurs. Ce que nous avons développé pour la photo, c’est le ticket électronique du voyage. Avant, on voyageait avec un billet papier, puis est venu il y a dix ans le ticket électronique. C’est ça Ooshot. Ooshot permet de trouver un photographe, qui est lui-même présent sur la plateforme grâce à une invitation qui lui a été faite, gratuitement. A partir du briefing, jusqu’à la livraison, nous aidons le client à canaliser son besoin vis-à-vis du photographe. Celui-ci peut répondre dans un flux de discussion, qu’on incite à garder sur la plateforme, pour avoir une trace en cas de litige. Le photographe peut répondre avec un devis, on l’aide, on l’accompagne. Le client valide ou non, négocie, paie à la commande. Le photographe sait que quand il livre sa photo, il touche rapidement son revenu et n’a pas à attendre et effectuer de multiples relances. Pour le client, ça rassure également de se dire « le photographe est référencé sur une plateforme labellisée, c’est un pro, il sait répondre à un cahier des charges ». C’est un peu comme sur Airbnb, ça rassure de savoir que l’hôte est sur la plateforme. Le premier sujet des photographes, c’est la distribution. Ils ont du mal à négocier avec un client, mais avant tout ils ont du mal à mettre la main sur ce client.

J’ai vu que vous bénéficiez du soutien de Cap Digital, France Digital et de Scientipôle Croissance. Comment vous aident-ils ?
Thierry Maillet : France Digitale est une association qui a vocation à soutenir l’écosystème, on est content d’en faire partie. Nous sommes également contents d’avoir été sélectionné par Cap Digital, le pôle compétitivité de la région Ile-de-France. Concernant Scientipôle Croissance, on est encore heureux puisqu’ils nous ont labellisés en tant qu’entreprise innovante, ce qui est le cas d’une entreprise sur trois qui présente une candidature auprès d’eux. Ils nous ont également aidés financièrement. Enfin, nous sommes chez l’accélérateur The Family, qui a intégré 180 entreprises pour 3500 candidats. C’est une forme de montée en puissance progressive.

Valérie Hersleven : Ce qui est important, c’est qu’ils sont là, mais nous restons l’énergie créatrice. C’est nous qui décidons de les solliciter, quand et pourquoi. C’est un échange dans les deux sens !

How to Build Great Brands Through Great Images

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Hope to see you next Thursday 4th December in NY

TICTAIL 

90 Orchard St. New York 10002

7 30 pm – 9 00 pm

 

Speakers

Valérie Hersleven, CEO/Co-founder, Ooshot
Evelien Joos, Photo Director, CR Fashion Book

If you’re serious about building your brand, having beautiful images is key.
And we’re here to help you learn from the very best!

Valérie Hersleven has over 15 years of experience in the photography industry.Prior to founding Ooshot, the first online booking site for photographers,she managed her own agency for 15 years.

Evelien Joos is not only the Photo Director at CR Fashion Book since April 2013 but she’s also responsible for casting and producing Carine Roitfeld’s editorials for web and print.

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Tictail

Ooshot: la start-up du jour par Frenchweb.fr

ooshotValérie Hersleven répond à Adeline Raynal, journaliste pour Frenchweb.fr:

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette start-up?

Valérie Hersleven: J’ai été agent pendant 15 ans, et je voulais développer un outil en ligne censé faciliter les tâches administratives d’une production photo. Si l’on peut acheter un billet d’avion en ligne et voyager sans billet, pourquoi devrais-je, moi, travaillant dans l’industrie créative, encore recevoir par fax des bons de commande et passer 70% du temps d’une production dans l’organisation, et non de la création de contenu ? Ooshot est donc né suite à une vrai problème d’un marché créatif qui ne s’est pas encore industrialisé dans les process d’administration et production de contenus.

A quel besoin répondez-vous ? Qui sont vos clients?

Le besoin auquel nous répondons est le suivant: trouver un photographe professionnel, le briefer et le payer facilement sans avoir à gérer l’administration. Nos clients sont des entrepreneurs qui ne veulent pas dépenser de l’argent et du temps dans l’organisation d’un shooting. Ils ne veulent pas non plus se contenter d’une image non exclusive achetée en banque d’image (ou récupérée sur internet) qui ne véhicule pas le message unique de l’entreprise.

Quel est votre modèle économique ?

Nous demandons une commission de transaction dès que le client ou le photographe utilise notre application en ligne : le briefing, la discussion, le devis, la livraison des images et le règlement.

Qui sont vos concurrents?

Nous n’avons pas de concurrent directs. Nos concurrents indirects sont :

  • les réseaux sociaux (behance.net)
  • les banques d’images (GettyImages par exemple)
  • les sites d’appel d’offres (Eyeka …)
  • les agences (Freelancer, Myphotoagency, Odesk, Hopwork)

Nous offrons des outils de travail dans un réseau social, personne n’offre ces deux services combinés. Il existe sur le marché soir des sites de matchmaking, soit des éditeurs de logiciels.

Avez-vous déjà organisé une levée de fonds? Si oui auprès de qui, quand et combien? Sinon, est-ce envisagé?

Pour l’instant, les fonds qui ont servis à monter notre start-up proviennent de Love Money, du concours Scientipôle, et de fonds propres suite de la vente de mon agence.

Nous allons commencer à organiser une levée de fonds dans un mois.

Bénéficiez-vous de soutiens particuliers?

Oui, ce sont: TheFamily, CapDigital, Scientipôle, France Digitale et Mystartupinparis.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

Nous voulions d’abord créer des applications pour les photographes, on s’est rendu compte qu’il fallait d’abord attaquer le problème du client. Nous avons d’abord créé la communauté de photographes, et maintenant nous lançons le booking en ligne pour les clients.

Que faisiez-vous avant de monter cette société ?

J’ai commencé chez Apple, puis j’ai exercé dans la pub et comme agent de photographes à Bruxelles, Londres et Paris, et ce depuis 15 ans.

Quel est le meilleur conseil que l’on vous ait donné et par qui ?

L’animatrice Soda sur Radio21 (Belgique, je suis belge) qui tous les matins terminait son émission en disant : Au revoir, à demain et surtout n’oubliez pas : Quoi que vous fassiez aujourd’hui, faites le bien ! J’avais 22 ans et j’entendais cela tous les matins en arrivant chez Apple.

Quelle est la personnalité que vous admirez le plus ?

Toutes les personnes qui sortent de leur zone de confort, que ce soit Elon Musk ou le berger dans les Cévennes.

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